Fallait-il en arriver là ?

La photo que vous voyez n’est ni Ramallah ni Jerusalem c’est tout simplement Rabat, capitale du Royaume du Maroc. C’est le résultat et la conséquence d’une manifestation pacifique des diplômés chômeurs le mercredi 20 février 2002.

Comme d’habitude, les diplômés chômeurs voulaient marcher pacifiquement et cette fois-ci entre l’hémicycle et la Primature. Personne n’a osé croire que la police allait agir d’une telle brutalité. Comme un bulldozer, la police a marché sur les manifestants laissant derrières elle des dizaines de corps.

La réaction de la police a été violente et brutale, utilisant des matraques avec férocité contre des chômeurs qui demandaient justice. Rien ne justifiait une telle bavure. Au moins une trentaine de manifestants souffrent de fractures et de blessures graves. La police n’a épargné personne, même des journalistes qui faisaient leur travail ont été tabassés.

Il faut dénoncer énergiquement de tels comportements de la part de la police, interpeller le ministre de l’intérieur ainsi que le premier ministre de cette scandaleuse intervention. Les réactions doivent être immédiates. L’impunité ne passera pas et ne doit en aucun cas passer.

Les responsables de ce massacre doivent répondre de leurs actes ignobles quelle que soit leur position. Il faut que les organisations de la défense des droits de l’homme déposent immédiatement plainte contre les responsables des forces de l’ordre et leurs supérieurs hiérarchiques. Il faut que de tels agissements cessent une fois pour toutes.

Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 3 mars 2002

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