Coopération au développement

Depuis l’éternité, il y a les pays riches au sommet de la pyramide des connaissances technologiques, et à la traîne les pays pauvres qui ne possèdent pas ce know how. Le Maroc comme d’autres pays autrefois colonisés a connu aussi une expropriation de ses richesses. Plus de quarante ans après l’indépendance, le Maroc, est confronté en même temps à plusieurs fléaux, la montée du chômage structurel, l’analphabétisme, la mortalité infantile, la pauvreté, la sécheresse et la corruption. Face à cela, le Maroc comme d’autres pays du Sud, bien que son tissu économique donne des espoirs de reprise et de développement sur base de libéralisme effréné, il sort affaibli par une décennie d’ajustements structurels du Fonds monétaire international.

Par contre, le Maroc est devenu aujourd’hui, par le truchement des élections législatives, un pays de droit et un pays en voie de démocratisation et de développement. La réalisation de la démocratisation du régime marocain, de son administration et de son Parlement seront des gages solides et des conditions nécessaires pour pouvoir faire décoller son économie. Le Maroc possède actuellement tous les ingrédients pour réussir à se démocratiser afin de se tourner vers son développement économique.

Après le limogeage de Basri, et après les élections transparentes du 27 septembre, le Maroc ne pourra plus trouver une excuse pour se dire qu’il n’est pas en mesure de satisfaire la revendication légitime du peuple marocain, de plus de distribution sociale et de démocratie sociale.

Nous, Marocains de Belgique, nous restons demandeurs de participer activement dans la réalisation des accords de coopération entre le Royaume de Belgique et le Royaume du Maroc. Les deux pays doivent nous considérer comme un partenaire incontournable.

La coopération au développement doit toucher toutes les régions et  tous les secteurs économiques du pays ainsi qu’à la santé, l’enseignement, l’emploi, le logement, la formation, la promotion des droits de la personne humaine et l’accès aux nouvelles technologies et enfin l’environnement. Elle doit profiter directement aux populations concernées avec la participation de la société civile des deux rives.

Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 20 octobre 2002

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