Les Marocains aiment les Espagnols

Les Marocains aiment les Espagnols c’est certain, une étude maroco-espagnole basée sur un sondage vient étayer cette hypothèse, 69 % des marocains aiment l’Espagne. Elle a été réalisée par Noureddine Affaya, professeur à l’Université Mohamed V et membre de la HACA, ainsi que Driss Guerraoui, professeur universitaire et conseiller du Premier ministre. Les personnes nées avant l’indépendance ont une appréciation positive de l’Espagne (80 %). Selon les enquêteurs, cette réaction négative chez les jeunes est imputée, entre autres, aux contraintes imposées pour l’obtention du visa, à l’affaire du Sahara et de manière générale à l’absence d’une politique de promotion de l’image de l’Espagne auprès des Marocains. Comparativement à un pays comme la France, l’Espagne dispose de très peu de centres culturels au Maroc. En somme, des efforts supplémentaires doivent être consentis par l’Espagne à l’adresse des universitaires, des artistes, des scientifiques et des hommes politiques. Cette enquête, est une initiative positive qui a le mérite d’encourager encore plus le rapprochement entre les deux peuples de part et d’autre du détroit de Jabal Tarik.

Ils aiment aussi les Français.

La preuve. Dans quinze ans, Inchallah, le Maroc sera doté d’un TGV flambant neuf. A moins que les Français que nous aimons bien et un peu plus que les Espagnols voudraient nous rétrocéder leurs vieux TGV. Non je ne crois pas. Ce sera sans aucun doute, un TGV encore plus vite plus rapide et plus performant que les TGV en France. Naturellement il va combler un vide dans la catégorie vitesse. Bien sur, il ne manquait qu’un train à grande vitesse au Maroc des contrastes à deux vitesses seulement. Aller vite, très vite, c’est ce qui manque au Maroc, surtout au gouvernement marocain et au parlement marocain. Par exemple un TGV à double sens entre les besoins et les doléances du peuple marocain et ceux qui les gouvernent sera une transaction vraiment positive. 

Ils aiment aussi les fonctionnaires fantômes.

Depuis l’indépendance le Maroc est hanté par des fantômes, oui par des fantômes fonctionnaires. Après seulement 60 ans, le Maroc officiel reconnaît officiellement, que le Maroc doit combattre et chasser les fantômes qui hantent toutes les administrations marocaines et à tous les niveaux. On ne les connaît pas, on ne les voit pas, on ne les remarque pas, ils sont invisibles et inaudibles mais, ils reçoivent quant même un salaire mensuel. C’est pour ça que j’aime le Maroc, pays bien aimé. Il n’y a qu’un seul pays au monde qui respecte les droits des fantômes et leur octroi une rémunération pour les récompenser de leur hantise.

Mais ils n’aiment pas quand un journaliste refuse de devenir fantôme.

Un journal marocain à écrit sans le moindre scrupule qu’Ali Lmrabet l’a lui-même cherché. En refusant d’obéir au chef des fantômes Ali Lmrabet a été condamné à dix ans sans écrire, et à une amende. Au pays des merveilles, tu deviens un fantôme on te paye, tu refuses alors tu payes. 

Finalement, quoi qu’il en soit, on ne peut qu’avoir de la sympathie et de la reconnaissance à un journaliste qui veut mettre en pratique la liberté d’expression et la défense des principes élémentaires des droits de l’homme.

Bonne lecture à toutes et à tous,

Auteur : Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 17 avril 2005

Publicités