Sahara Occidental

Ces dernières semaines, on m’a plusieurs fois fait remarquer que, Dounia News n’a jamais relaté les événements récents ou anciens concernant le conflit du Sahara Occidental. Une mise au point m’a paru nécessaire pour éviter tout malentendu et tout amalgame concernant ce délicat sujet. Du point de vue déontologique Dounia News n’est pas tenu de prendre une position politique concernant ce conflit qui dure hélas depuis trente cinq ans. Il y a deux parties qui s’affrontent sur ce conflit territorial et, chaque partie a ses défenseurs et ses détracteurs.

A travers la planète il y a des centaines de conflits et chaque conflit a des sympathisants, des défenseurs et des détracteurs. Pour des raisons que je ne comprends pas, il y a des Belges qui défendent la thèse séparatiste de l’Algérie et du Polisario et d’autres la thèse marocaine de l’autonomie. Pour ne pas mettre en jeu la crédibilité, le parti pris et l’ éventuelle partialité dans ce conflit, en tant que citoyen européen d’origine marocaine j’ai préféré vous proposer une analyse (ci-dessous) faite par Antonin Tisseron, chercheur associé à l’Institut Thomas More, qui n’est ni Marocain, ni Algérien ni Sahraoui. Son analyse a été publié dans la revue africaine Afrik, me parait assez édifiante et ayant pris la distance nécessaire nous donne une lecture différente des médias déchaînés pro ou contra la thèse marocaine ou celle de l’Algérie et du Polisario.

En tout cas, cet article unique sera le seul publié concernant ce conflit. Dounia News ne reviendra plus sur ce conflit. Chaque lectrice et chaque lecteur de DN est libre de prendre la position ou la thèse qui lui plaît. Finalement, j’espère de tout mon coeur que la région retrouve la paix et la sérénité pour faciliter et entamer la construction de l’union d’un Maghreb arabe dont tout le monde a un très grand et urgent besoin.

Seule exception, le cas de la Palestine occupée illégalement depuis 1947. Dounia News réitère sa position et réaffirme solennellement sa « totale solidarité et son soutien indéfectible » au peuple palestinien dans sa lutte légitime pour le recouvrement de ses droits et l’instauration de son État indépendant avec Al Qods Acharif pour capitale.

Sarie Abdeslam
Bruxelles, le 5 décembre 2010

Violences et tempête médiatique autour du Sahara occidental : la région a besoin d’apaisement
Une analyse d’Antonin Tisseron, chercheur associé à l’Institut Thomas More

Le démantèlement du camp de Laâyoune par les autorités marocaines le 8 novembre dernier a scandalisé une grande partie de la presse occidentale, prompte à condamner Rabat. Tranchant avec ces passions – et parfois ces excès –, l’ONU a fait preuve de plus de réserve. Quand bien même une radicalisation pourrait apparaître pour le Front Polisario comme un moyen de lutter contre sa décomposition, de peser sur la scène internationale et de saper la proposition marocaine d’autonomie de la région – pourtant solution la plus pragmatique pour permettre à l’ensemble des protagonistes de sortir la tête haute –, le processus de paix et la stabilité de la région n’ont rien à y gagner. Une analyse d’ Antonin Tisseron, Chercheur associé à l’Institut Thomas More, co-auteur du rapport « Pour une sécurité durable au Maghreb : une chance pour la région, un engagement pour l’Union Européenne » publié en avril 2010.

Lire la suite de l’article :
http://www.afrik.com/article21379.html
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Sahara Occidental (Suite)
Réaction à l’Editorial, paru dans DN n° 148 : Semaine du 29 novembre au 5 décembre 2010, sous le titre « Sahara occidental ».

Un peu surpris de voir publié une tribune libre à propos du Sahara occidental où vous êtes le seul à vous exprimer et encore de façon partiale.

Le seul à choisir aussi un point de vue « apaisant » qui ne repose que sur une analyse, un avis, qui ne repose que sur l’actualité immédiate et une information totalement contrôlée par l’armée marocaine.

Votre partialité révèle ce qui, pour moi, saute aux yeux, votre adhésion à la politique d’annexion menée par le Royaume chérifien.

Selon vous, le conflit, dont vous attribuez la responsabilité aux seuls Saerahouis, se résume au « séparatisme » mené par l' »Algérie » et la recherche toute pacifique d’un statut d’autonomie du gouvernement marocain.

Il s’agit pour moi du droit à l’autodétermination tel que défini par le Droit international, par les résolutions de l’ONU et les règles qui ont régi les indépendances des ex-colonies, notamment l’intangibilité des frontières issues de la colonisation.

Quant à la « Marche verte » il s’agit bien d’une conquête militaire.

Il n’y a pas que les Belges « qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas et qui ne savent rien de l’histoire séculaire du Maroc » mais aussi des Marocains acquis à la défense des droits des peuples.

Et il y a aussi notre histoire commune, celle de l’immigration et de la lutte contre le colonialisme et le néo-colonialisme.
Et celle du honteux soutien des gouvernements belge et marocain à l’exploitation du Congo et de son peuple., à la dictature sanglante de Mobutu.

Merci d’ouvrir votre tribune libre au point de vue que j’exprime ici et de respecter la déontologie journalistique dont vous vous prévalez certainement.

Salutations attentives.

Thierry Delforge.

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