Quelques réflexions sur les causes internes ou endogènes du sous-développement

Chatar Said
Chatar Said

Tout d’abord, je commence par souhaiter à tous les marocains de la diaspora de joyeuses et heureuses Fêtes de l’« Aïd Es-séghir ».

Notre édito de cette semaine va porter, avec brièveté, sur des réflexions relatives à la différence entre les pays développés et sous-développés.

A la suite d’une longue discussion que j’ai eue récemment avec un ami et économiste subsaharien au sujet des problèmes des pays en voie de développement dont il est spécialiste, et la réception de la part de M. Jamal Eddine RAYANE, Président du Mouvement des M.R.E Démocrates d ’une liste mentionnant les noms de quelques ressortissants marocains de la diaspora ayant « réussi » dans de nombreux domaines, sportifs, scientifiques, businessmen, artistes, politiciens ou même sex symbol (http://www.actuel.ma/Dossier/50_Marocains_a_la_conquete_du_monde/1140.html), je suis arrivé à quelques réflexions ne tenant compte, bien sûr, que des causes internes ou endogènes du sous- développement.

Pour notre part, nous considérons que la différence entre les pays sous-développés et les pays développés ne dépend pas de l’âge du pays, car des pays comme l’Inde et l’Egypte ont plus de 2000 ans d’existence, mais sont sous-développés et pauvres ; alors que le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande, il y a 150 ans n’exprimaient rien. Aujourd’hui ils sont développés et riches.

La différence entre ces deux groupes de pays n’est pas fonction de la superficie ou de l’étendue du pays et de ses richesses naturelles. Le japon avec un territoire limité et montagneux à 80 %, est inadéquat à l’agriculture et à l’élevage, mais il fait partie des premières économies mondiales. Le pays ressemble à une vaste usine flottante important les matières premières du monde entier et exporte les produits manufacturés.

Et la suisse qui est un autre exemple, ne plante pas de cacao, mais produit les meilleurs chocolats du monde. Sur son petit territoire où elle ne peut planter que quatre mois dans l’année, elle fait de l’élevage et arrive à fabriquer des produits laitiers d’excellentes qualités. C’est aussi un pays qui donne une image de sécurité, de l’ordre, et du travail ; ce qui fait de lui le pays le plus sûr du monde.

Par ailleurs, la communication entre les cadres des pays riches et leurs homologues des pays sous-développés montre bien qu’il n’y a pas de différence intellectuelle significative entre eux.

La couleur de la peau, de la « race » et de l’ethnicité n’a aucune importance ni aucune influence : les immigrants, taxés de paresseux dans leurs pays d’origine sont la force productrice dans les pays développés.

Où est alors la différence ?

La différence fondamentale et essentielle est dans le comportement des gens, façonnés au fil des années par l’éducation et la culture.

En analysant le comportement des populations des pays riches et développés, nous nous rendons compte que la grande majorité suit des principes qui régissent leur vie et qui sont : 

  1. Ethique comme principe de base.
  2. Intégrité
  3. Responsabilité
  4. Respect des lois et des règles
  5. Respect des droits des autres citoyens
  6. Amour du travail
  7. S’efforcer à apprendre et à investir
  8. Volonté de bien faire
  9. Ponctualité
  10.  Aimer son pays et vouloir y vivre en paix.

Alors que dans les pays sous-développés, seule une minorité suit ces principes de base dans leur vie de tous les jours. Donc, nous ne sommes pas pauvres parce que nous manquons de ressources naturelles ou parce que la nature est cruelle envers nous. Nous sommes pauvres à cause de notre COMPORTEMENT.

Il nous manque la volonté de respecter et d’enseigner les principes de fonctionnement qu’ont adopté les pays riches et développés.

Voilà à quoi consiste notre édito qui n’est que la synthèse du courriel que M. Jamal Eddine RAYANE vient de me faire parvenir et de mon long échange que j’ai eu avec mon ami, sociologue et économiste congolais, spécialiste dans les problèmes des pays en voie de développement.

CHATAR Saïd

 

 

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