L’obsession CCME du professeur Belguendouz !

Soussany MdÉcrit par Hamid SOUSSANY –

J’ai pu lire dernièrement un texte à charge, signé Mr Abdelkrim Belguendouz, au sujet de la présence du CCME (conseil de la communauté marocaine à l’étranger) au SIEL, qui avait choisi pour son 20ème édition le thème de  »l’Afrique aux sources de la mobilité ».

Monsieur Belguendouz se présente comme étant un chercheur et spécialisé en migration, force est de constater que depuis de longues années, il ne lui a pas été possible de nous éclairer par un quelconque travail de recherche, hormis, de temps à autre des articles incendiaires et subjectifs sur le CCME, et deux recueils sous forme de compilations d’anciens articles accompagnés de caricatures déjà diffusées ou d’échange de mails. Une construction de la pensée qui obéit à la fameuse équation  »être khalif à la place du khalif » et qui perd de facto toute objectivité scientifique dans l’analyse puisque motivée par l’obsession maladive de jeter le discrédit sur le CCME et ses dirigeants.Une posture du domaine de la psychanalyse plus proche du harcèlement moral et du règlement de compte, où la signature de  »chercheur et spécialiste » en migration relève de l’escroquerie intellectuelle !

Une ambition inassouvie qui tourne à l’obsession

Cette opposition obsessionnelle et revancharde d’une personne aigrie, épargne bien entendu la fondation Hassan II et le Ministère des marocains de l’étranger et vise exclusivement le CCME dans une espèce de chantage indigne où la prétendue défense des intérêts des Marocains Résidents à l’Etranger, n’est qu’un prétexte au service d’ambitions propres non assouvies, une démarche dénuée de toute objectivité et de bon sens :

Mr Belguendouz persiste à écrire dans une amnésie permanente que le CCME s’oppose au droit à la participation politiques des MRE. Or, l’article 17 de la nouvelle constitution marocaine accorde le droit de vote et d’éligibilité aux marocains de l’étranger et il appartient au gouvernement et au parlement de rédiger et de voter la loi d’application et d’organisation de l’exercice des droits politiques des MRE.

Le CCME étant une institution consultative crée par Dahir Royal, n’a aucun pouvoir législatif en la matière.

Mr Belguendouz minimise les activités culturelles du CCME, alors que le maintien des liens MRE avec le Maroc et l’identité marocaine est une tâche constitutionnelle et essentielle dévolue au CCME.

Bien entendu, le mode de désignation des membres du conseil, lors de sa création en 2007, avait fait l’objet de critiques notamment de la part d’acteurs associatifs MRE exprimant ainsi une frustration légitime d’en être exclus. Mais depuis plusieurs mois déjà des acteurs associatifs MRE, dans le cadre d’un dialogue ouvert avec les responsables du CCME, ont décidé de tourner la page de la discorde, privilégiant l’intérêt commun. Pour mémoire, le Professeur Belguendouz s’était également opposé par des écrits à cette conciliation, dans une posture paternaliste, infondée moralement, considérant que ce dialogue contrarie sa stratégie d’ordre personnel.

Une reconnaissance venue d’ailleurs

On peut donc comprendre l’agacement du professeur Belguendouze de l’éclat de la présence du CCME au Salon du livre de Casablanca, et des déclarations élogieuses des responsables africains présents au SIEL, qui ont exprimé le désir de bénéficier de l’expérience du CCME :

(( nous sommes à l’école du conseil de la communauté marocaine à l’étranger..le CCME est une organisation de référence en matière de gestion de la diaspora en Afrique et dans le monde )) Cette phrase est le témoignage d’un responsable Ivoirien et non celle d’un responsable du CCME !!

Au moment où le savoir faire marocain est mis en l’honneur dans plusieurs domaines, dans le cadre de la tournée de Sa Majesté en Afrique, un tel compliment dans la gestion du dossier de l’immigration par une institution marocaine ne peut que nous réjouir, qu’importe si cela suscite chez certains une situation de transe.

Rendre à César ce qui est à César:

Le travail en profondeur et dans la discrétion mené par Mr Abdallah Boussouf, secrétaire général du CCME, dans son domaine de compétence est plus que louable, de la bouche même des experts indépendants et des personnalités étrangères, dans l’édification et la consolidation d’un islam paisible qui respecte le vivre ensemble, notamment en Europe où cette question tient une place importante.

Le travail de lobbying, conduit par Mr Driss Ajbali, tant auprès des MRE potentiellement influents pour le maintien des liens avec le Maroc, qu’auprès des universitaires, écrivains et politiques des pays d’accueil, est mené avec une ingéniosité remarquable.

Bien évidemment, il ne s’agit pas ici de faire le bilan du CCME, il appartient aux responsables de cette institution de le présenter le moment venu, et il viendra le temps de l’évaluation. Il s’agit tout simplement ici, de répondre à un déni de justice, dans un écrit subjectif avec des propos parfois outrageants à l’égard de toute l’équipe du CCME, qui à l’occasion du SIEL a travaillé d’arrache pied pour présenter un travail salué par beaucoup de gens, qui a placé le Maroc en l’espace de quelques jours au centre des problématiques migratoires, où des thématiques d’actualités ont été abordées, par des conférenciers et écrivains de talents et lors de tables rondes: les crispations identitaires, l’islamophobie, la migration féminine et marocaine en Afrique, politiques migratoires et constructions identitaires, la jeunesse et la politique….

Une édition qui s’est terminée avec une table ronde dans le cadre du dialogue avec la société civile MRE avec la commission nationale de dialogue, en présence d’une cinquantaine d’acteurs associatifs et politiques MRE, venus des 4 coins du monde, qui ont pu s’exprimer, échanger et nouer des liens prometteurs. Car, le rôle du CCME est de permettre aussi des rencontres entre MRE pour construire des projets communs et maintenir des liens de solidarité et de fraternité.

Hamid Soussany – France-

Publicités