APPEL AUX PARTIS

Mr Charchira Saïd
Mr Charchira Saïd

Poursuivant avec méthode et continuité sa réflexion concernant l’évaluation de la scène politique marocaine, le collectif des acteurs de la société civile migratoire « CASM », réunis à Bruxelles le 10 Mai 2014, a abordé la question du jeu démocratique, qui n’a de sens qu’en présence de partis politiques représentatifs, forts, influents, créateurs d’idées et de leadership, mais aussi moteur essentiel de la reproduction des élites.

Si pour des raisons historiques et culturelles bien connues, nous en sommes aujourd’hui loin d’atteindre cet objectif, il est temps de renforcer la mise à niveau entamée par les principales forces politiques marocaines. En effet, certaines formations connaissent une lame de fond organisationnelle qui certes, ne va pas assez vite et aussi loin que l’on souhaiterait, mais qui est réelle.

Derrière cette refonte organisationnelle, il s’agit non seulement de se mettre en accord avec les principes de la nouvelle constitution, mais de se préparer également à l’échéance de 2017. Une échéance censée clore le chapitre de la transition qui n’a que trop duré pour entrer enfin, dans une nouvelle expérience démocratique plus avancée.

Car, comme l’a déclaré le Souverain le 14 octobre 2005, face aux parlementaires des deux chambres: « Nous considérons les partis politiques comme étant les instruments pour initier tous les Marocains à une bonne implication dans la gestion des affaires publiques et la pratique de l’action politique dans son sens le plus noble. Telle est la démarche judicieuse que nous nous employons assidûment à renforcer et à consolider….., tant nous sommes convaincu qu’il ne saurait y avoir de démocratie effective et concrète sans organisations politiques fortes et responsables » fin de citation.

D’autant plus, que l’article 7 de la constitution ouvre grande la porte aux formations politiques fortes, crédibles et représentatives. Or, on ne peut pas dire, que les Citoyens Marocains de l’Etranger « CME »  soient représentés au sein des partis politiques marocains.

Pourtant, face au discours antiparlementaire et anti-partisan, les Citoyens Marocains de l’Etranger « CME » ont toujours milité contre un tel discours, qui a justifié essentiellement et pour long temps, le refus de démocratiser le champ politique marocain.

Ce sont également ces CME qui ont le moins douté de la capacité des partis politiques marocains à faire vivre la nouvelle Constitution y compris dans sa dimension régionale en fournissant les élites nécessaires à la vie des nouvelles institutions. Car ils sont convaincus qu’il n’y a pas de démocratie au monde qui se soit construite sans partis politiques forts et représentatifs.

Dans cette période historique que traverse le pays, nous avons besoin de renforcer les partis tant au niveau externe qu’interne. Externe, en ancrant plus leur rôle dans la gestion des affaires publiques et en interne, en procédant à une restructuration en profondeur de leur approche et mode d’action pour la défense des droits et des intérêts multiformes de l’ensemble des marocains y compris de notre communauté à travers notamment l’ouverture sur de nouvelles élites.

C’est dans ce sens, que le collectif des acteurs de la société civile migratoire «CASM », dont certains, sont membres ou responsables de partis politiques marocains dans leur pays de résidence respectifs, lance un appel aux leaders des formations politiques marocaines pour l’implication des Citoyens Marocains de l’Etranger « CME » dans l’ensemble des organes et instances de leurs partis respectifs y compris dans les bureaux politiques. D’autant plus, que les congrès des partis se succèdent en cette année 2014.

Car, nous sommes convaincus, que le rôle des formations politiques est fondamental. Il s’agit d’aller vers la représentation de toutes les souches sociales et l’instauration d’un système qui permette une alternance efficace au niveau de la gestion de la chose publique. Pour se faire, il est nécessaire d’aller vers un rôle essentiel de relais et d’encadrement de l’ensemble de la société y compris les Citoyens Marocains de l’Etranger « CME ».

Dans le cadre d’une démarche participative, le Collectif ambitionne d’organiser, en partenariat avec l’ensemble des partis politiques marocains, un débat national en Aout/Septembre prochain sur cette thématique.

L’objectif de ce débat étant non seulement de débattre sur le rôle futur des CME au sein des formations politiques et leur apport éventuel d’une valeur ajoutée pour l’institution législative, mais également d’informer sur notre vision de la mise en œuvre des articles de la constitution relatifs à notre communauté et contribuer à l’élaboration d’une stratégie nationale globale et intégrée dans le domaine migratoire.

Düsseldorf, le 22 Mai 2014

Prof. Said Charchira
Porte-parole de MONE et Coordinateur du Collectif
Tel  RFA +49-15773076053- Maroc 06 66692694
Mail : charchira@gmx.net
Site : www.charchira.com

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