Pour un Islam belge

Par Sarie Abdeslam

Sarie Abdeslam
Sarie Abdeslam

Nous, musulmans occidentaux, occidentaux musulmans, musulmans belges, belges musulmans nous avons un devoir moral et spirituel pour exiger un islam purement belge, indépendant, libre, financé seulement et uniquement par la Belgique et les Belges, géré seulement et uniquement par les Belges.

Nous, musulmans occidentaux, occidentaux musulmans, musulmans belges, belges musulmans nous avons un devoir moral et spirituel d’exiger des mosquées sans aucune ingérence étrangère, quel qu’elle soit, financière, politique, matérielle, culturelle ou cultuelle, ni cogestionnée, managée, gérée, dirigée, conseillée, guidée et téléguidée, ni directement ni par procuration, ni de loin ni de près, ni même un droit de regard par des puissances étrangères quelque soient leurs nationalités.

Il faut condamner avec virulence toute ingérence dans nos affaires cultuelles et culturelles islamiques en Belgique. Il faut également instaurer une nouvelle réglementation stricte pour ne laisser aucune brèche aux interventionnismes étatiques ou non, tels que nous subissons et dénonçons depuis longtemps avec vigueur. Il faut nationaliser et restituer ce qui appartient à la communauté islamique de Belgique tels que les monuments, les mosquées et d’autres institutions islamiques en Belgique, gérés par des puissance étrangères et qui sont légués, consentis et confiés à ces puissance étrangères par l’État belge. Il faut fermer toutes les mosquées gérées par des puissances étrangères. Il faut licencier tous les enseignants et tous les imams désignés par les puissances étrangères et par les ambassades.

Nous, musulmans occidentaux, occidentaux musulmans, musulmans belges, belges musulmans nous avons un devoir moral et spirituel de dénoncer avec véhémence les dégâts et la putréfaction de notre jeunesse par certains états sans scrupules tel l’Arabie Saoudite ayant un islam anti-démocratique, littéraliste, archaïque, vétuste et arriéré.

Nous, musulmans occidentaux, occidentaux musulmans, musulmans belges, belges musulmans nous avons un devoir moral et spirituel de réaffirmer qu’un « islam belge » financé par la Belgique n’est pas suffisant. Il faut qu’il soit foncièrement géré et contrôlé seulement et uniquement par les musulmans belgo-belges, servant exclusivement, essentiellement et principalement les intérêts de la communauté musulmane de Belgique. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

Nous, musulmans occidentaux, occidentaux musulmans, musulmans belges, belges musulmans nous avons un devoir moral et spirituel de rappeler qu’un « islam belge » pour les musulmans belges est possible et plausible. La création des mosquées, des institutions cultuelles, la gestion, l’administration, le financement, le contrôle, la représentativité ainsi que la formation des imams et des enseignants de religion islamique doivent se faire en Belgique et par des Belges uniquement en étroites collaborations avec uniquement les institutions démocratiques belges.

Nous, musulmans occidentaux, occidentaux musulmans, musulmans belges, belges musulmans nous avons un devoir moral de rappeler qu’un « islam belge » ne peut y avoir de représentation optimale en Belgique que dans un processus qui vient du bas. (Voir l’article « ORGANISATION DU CULTE ISLAMIQUE EN BELGIQUE », publié le 15 mars 2015 par Dounia News, à l’adresse suivante : http://goo.gl/xQp6T8). Une instance de dialogue, représentant effectivement les musulmans de Belgique sans parrain, sans tuteur et sans tutelle.

Finalement, le gouvernement belge doit dorénavant tendre l’oreille attentivement aux musulmans et bannir pour toujours toutes les suspicions et la méfiance du tout sécuritaire. Dans ces conditions, le gouvernement belge doit réamorcer une véritable relation dans un dialogue ouvert, serein et confiant entre la communauté musulmane et les instances dirigeantes du pays. Alors de cette façon les musulmans peuvent espérer être mieux représentés dans un avenir proche, avoir par conséquent une voix en faisant plus particulièrement participer les jeunes et les femmes, nés et éduqués ici en Belgique, ayant des connaissances approfondies de la géographie, de la culture, des valeurs, des langues, des problèmes, de la réglementation, des lois et de l’histoire de Belgique. Une génération prête et apte aujourd’hui à prendre la relève et jouer son rôle prépondérant dans la construction d’une société dans un vivre ensemble cohérent, harmonieux et homogène.

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