Israël reconnait avoir des terroristes au sein de sa nation : enfin

D.Ikram-BenaissaIl aura fallu la mort d’un bébé palestinien de dix-huit mois, brûlé par un incendie volontaire, pour que même Israël reconnaisse ce crime comme un acte terroriste. Le mot était plutôt à la mode du coté des musulmans ces dernières années, finalement, ce n’est pas complètement le cas. Aujourd’hui, le gouvernement israélien reconnait un terrorisme juif. Et même si cela ne nous étonne pas, la déclaration est importante. Il serait intéressant que, le gouvernement birman, notamment, prenne exemple, une fois n’est pas coutume, de cette déclaration. En effet, le bouddhisme, présenté comme une philosophie de paix, n’est pas les moins bien lotis en terme de terrorisme, puisqu’il existe depuis un certain temps déjà, des extrémistes tibétains qui s’en prennent violemment à une population birmane de confession musulmane, les fameux rohingyas. Il n’y a eu aucune dénonciation de ces actes par le président en place, Monsieur Thein Sein. Néanmoins, les associations des droits de l’Homme ne cessent de crier la situation en Birmanie au point qu’elle a été comparée à un nouveau Rwanda.

terrorisme sioniste
terrorisme sioniste

Cela étant dis, un autre terrorisme se doit d’être dénoncer: celui des gouvernements. Car il est facile que les autorités politiques soient les seules à pouvoir nommer ce qu’est le terrorisme. Non, il y a dans plusieurs cas, un terrorisme calculé par ces gouvernements également. Ironie du sort, il y a un an, il s’agissait du gouvernement israélien, qui n’a pas hésité à détruire et bombarder la bande de gaza, en ciblant surtout les civils et les instituts médicaux. Plus de 2000 morts dont plus de 1400 civils en quelques semaines. Non cela ne s’appelle pas « combattre le terrorisme » comme évoqué, mais bien d’actes terroristes, d’un crime contre l’humanité. Plus récemment encore, l’infiltration en masse de jeunes et de moins jeunes jihadistes sur le territoire syrien grâce à la collaboration du gouvernement turc, a aboutis à une crise en Syrie depuis plus de 4 ans. Les conséquences? Elles sont trop nombreuses et touchent le monde entier: des morts (en majorité des civils), la destruction de territoires et donc d’habitats de citoyens, mais surtout, l’arrivée de millions de réfugiés dans les pays voisins et plus lointains. La Turquie a été l’un des pays qui a collaboré avec le terrorisme et ce n’est malheureusement pas le seul acteur, ils sont trop nombreux et font partis d’autres gouvernements. Plus récemment, c’est encore la Turquie, qui continue ses relations malsaines. Souvenez-vous, l’arrivé de l’Etat islamique (DAESH) en Irak dans un premier temps, avait pour effet, qu’au nord de ce pays, là où se situe le Kurdistan irakien, les fameux Peshmergas se mobilisent militairement contre ces nouveaux colonisateurs. Cette lutte continue toujours, et depuis plus d’un an, il semblerait que ces terroristes n’ont pas pu prendre plus de territoires qu’à leur début. Une bonne nouvelle en soi bien que nous comptons des millions de déplacés toutes confessions confondues. Soulignons que lorsqu’un envahisseur s’impose sur un territoire, il n’y pas d’immunité pour une confession en particulier, mais bien un désordre national.

Evidemment, la question kurde a toujours été un souci pour le gouvernement turc mais pas seulement. En effet, les kurdes se retrouvent sur plusieurs territoires, syrien mais aussi irakien et turc. L’implication militaire des kurdes en Irak contre les fameux DAESH, est un moyen pour eux de sauvegarder leur territoire mais aussi, par la suite, de revendiquer ce qu’ils ont souhaité depuis plusieurs années, une nation kurde avec les différents territoires que cela comprend. Un problème qui semble être devenue une priorité pour Monsieur Erdogan, qui semble être plus préoccupé par ces derniers que par les terroristes coupeurs de têtes. Aussi, l’intervention en Irak par cette fameuse coalition occidentale notamment, avait pour objectif premier de sauvegarder dans un espace kurde où le pétrole coule à flot, les partenariats et collaborations qu’il y a entre eux. Ces interventions, qu’elles soient d’une bonne volonté ou pas, ont finalement quelle conséquence? La mort d’innocents! Et ces morts, pardonnez-moi d’être crue, ne se limitent pas à un seule enfant, mais à des milliers ! Oui, un bébé est décédé d’une mort tragique qu’il faut dénoncer, et c’est un terrorisme qu’il faut condamner. Néanmoins, d’autres terrorismes se réalisent par les puissants de ce monde sous des costumes « civilisés » et « luxueux », sans longues barbes et drapeaux noirs. Ces derniers font encore beaucoup plus de dégâts. Il serait réellement temps que ce sujet soit développé car si aujourd’hui, ce sont ces pays lointains où les interventions militaires se pratiquent pour telle ou telle raison, massacrant des innocents en masse, pourquoi cela ne serait pas le cas chez nous un jour  ?

BEN AISSA Ikram,

Ecrivaine.

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