Archives pour la catégorie 2017

Chronologie du Maroc

705 : extension de la conquête arabe jusqu’à l’Atlantique

711 : début de la conquête de l’Espagne (débarquement de tribus berbères à Tarifa)

789-894 : règne des Idrissides (dynastie fondée par Idriss Ibn Abdallah, descendant d’Ali et de Fatima réfugié au Maroc après
la défaite des partisans d’Ali)

809 (environ) : fondation de Fès par Idriss II  Xième siècle : seconde invasion arabe, dite « invasion hilalienne »

1055-1147 : règne de la dynastie berbère des Almoravides, venus de l’Adrar (à l’heure actuelle en Mauritanie)

1070 : fondation de Marrakech

1147 : prise de Marrakech par les Almohades, venus du Haut Atlas

1147-1269 : règne de la dynastie berbère des Almohades, qui aura fondé le plus grand empire musulman d’Occident (en 1162 Abd-el-Moumin fait dire la prière en son nom depuis Tripoli jusqu’en Castille)

1269-1548 : règne de la dynastie berbère des Mérinides, venus du Sahara (dont l’autorité est encore au début du 14ème
siècle prépondérante en Berbérie), puis de la dynastie des Wattassides

1529 : prise de Marrakech par les Saadiens, venus de la région du Draa, au sud du pays

1554-1659 : règne de la dynastie des Saadiens

1660 : avènement de la dynastie arabe des Alaouites ; Fès et Meknès deviennent capitales impériales

1844 : le Maroc soutient l’Algérie contre la France ; défaite de l’armée marocaine à la bataille de l’Isly

1880 : conférence de Madrid ; le Maroc est reconnu indépendant

1907 : intervention française au Maroc à la suite d’émeutes anti-françaises à Casablanca

1909 : guerre du Rif entre l’Espagne et le Maroc

1912 : instauration du protectorat français

1921-1926 : seconde guerre du Rif, dirigée par Abd-El-Krim-Khatabi

1925 : début de l’opposition nationaliste

1927 : intronisation du sultan Mohamed Ben Youssef

1934 : fin de la pacification française

1937 : création de l’Istiqlal

1947 : le sultan Mohamed Ben Youssef revendique l’indépendance

1953 (août) : déposition par la France et exil du sultan Mohamed Ben Youssef

1955 (novembre) : retour et rétablissement du sultan Mohamed Ben Youssef

1956 (2 mars) : proclamation de l’indépendance

1957 (août) : le sultan Mohamed Ben Youssef se fait proclamer roi du Maroc sous le nom de Mohamed V

1958 : soulèvement dans le Rif

1961 : mort de Mohamed V (26/2) ; avènement de son fils Hassan II (3/3)

1963 : combats dans le sud avec l’Algérie pour la définition de la frontière

1965 (mars) : grèves de lycéens et d’ouvriers ; émeutes à Casablanca, sévèrement réprimées

1965 (octobre) : enlèvement à Paris et disparition du leader de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et leader tiers-mondiste Mehdi Ben Barka

1971 (juillet) : tentative de coup d’état (attaque du palais de Skhirat)

1972 (août) : tentative de coup d’état (attentat contre l’avion d’Hassan II, organisé par le général Oufkir)

1972 : procès des responsables des tentatives de coup d’état

1973 : tentative de soulèvement dans le Moyen et le Haut Atlas ; arrestations massives

1973 : série de procès de mutins, de militants marxistes-léninistes

1975 (novembre) : marche verte (organisée par Hassan II) et occupation du Sahara occidental

1976 : annexion de la partie nord du Sahara occidental tandis qu’est proclamée la république sahraouie

1976 : début des « années de plomb » ; arrestations massives et procès de militants

1979 : occupation de la partie sud du Sahara occidental

1981 : création, au Sahara occidental, d’un mur pour empêcher les incursions du Polisario

1981, 1984, 1988, 1990 : émeutes populaires

1991 (septembre) : libération des 28 survivants du bagne de Tazmamart, isolés du monde depuis 18 ans

1992 : adoption d’une nouvelle constitution

1994 : grâce royale pour de nombreux opposants détenus

1996 : Signature d’accords d’association et de Libre-échange entre le Maroc et l’Union Européenne.

1998 (février) : nomination d’Abderrahman El Youssoufi (socialiste) comme Premier ministre

1999 : création du Forum marocain pour la vérité et la justice (FVJ) par les victimes des années de plomb

1999 (août) : mort de Hassan II et avènement de Mohamed VI

2002 (septembre) : les islamistes légalisés du Parti de la Justice et du Développement doublent le nombre de leurs représentants à la chambre des députés

2004 (janvier) : création par Mohamed VI de l’IER (Instance Equité et réconciliation)

2004 (janvier) : adoption par le Parlement d’un nouveau code de la famille, améliorant le statut de la femme

2004-2006 : signature et entrée en vigueur d’un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis

1962. Adoption de la première Constitution par référendum le 7 décembre. Le roi exclut l’Istiqlal du gouvernement quelques semaines plus tard.

1963. Arrestations en juillet de membres de l’UNFP et de communistes suspectés de complot contre l’Etat. « Guerre des sables » entre le Maroc et l’Algérie en octobre-novembre. Ben Barka est condamné à mort par contumace le 9 novembre.

1965. Après le soulèvement de Casablanca – réprimé dans le sang par le général Oufkir –, en mars, l’état d’urgence est décrété. Le roi est doté des pleins pouvoirs. Ben Barka est assassiné à Paris le 29 octobre.

1969. L’Espagne rétrocède au Maroc l’enclave d’Ifni le 30 juin.

1971. Tentative de coup d’Etat au palais de Skhrirat, le 10 juillet (près de 100 morts). Ses instigateurs, dont les généraux Ababou et Medbouh, sont exécutés.

1972. Adoption de la troisième Constitution en mars, dont une partie sera suspendue en avril (report des élections législatives). Deuxième tentative de coup d’Etat militaire, le 16 août, menée par le général Oufkir, qui est tué le lendemain.

1973. Interdiction, en janvier, de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), principal syndicat étudiant. Restriction du code des libertés publiques en avril. Création, le 10 mai, du Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia El-Hamra et du Río de Oro) au Sahara occidental. En août, le Maroc récupère la totalité des terres coloniales.

1974. En juin, le cheikh Abdessalam Yacine publie une lettre ouverte au roi intitulée : « L’islam ou le déluge ». Il est aussitôt arrêté. La revendication marocaine sur le Sahara occidental est portée en septembre devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye : crise entre l’Algérie et le Maroc. Arrestations de nombreux opposants au régime, dont Abraham Serfaty et Abdellatif Zeroual.

1975. Lancement, le 6 novembre, de la « marche verte » pour le Sahara occidental à l’initiative de Hassan II. L’accord tripartite signé à Madrid entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre, consacre le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Assassinat, en décembre, du leader de gauche Omar Benjelloun par un commando islamiste.

1976. Violents affrontements, au début de l’année, entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental). Le 27 février, le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Tindouf (Algérie). Le 7 mars, rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie.

1977. Tenue des premières élections législatives, en juin, depuis l’adoption de la troisième Constitution. L’Istiqlal entre au nouveau gouvernement dirigé par Ahmed Osman, chef du Rassemblement national des indépendants (RNI) et beau-frère de Hassan II.

1979. Driss Basri est nommé ministre de l’intérieur en mars. En août, la Mauritanie se retire du sud du Sahara occidental en vertu d’un accord de paix signé avec le Front Polisario. L’armée marocaine se déploie aussitôt sur la totalité du territoire.

1980. Le Maroc commence la construction de « murs de protection » au Sahara occidental. A Fès, des incidents entre islamistes et forces de l’ordre, le 9 juin, font plusieurs victimes et conduisent à de nombreuses arrestations.

1981. Des manifestations populaires contre la hausse des prix des denrées de base, en juin, sont durement réprimées par les autorités (plusieurs centaines de morts à Casablanca). Le 27 juin, Hassan II accepte le droit à l’autodétermination des Sahraouis et propose l’organisation d’un référendum « confirmatif ».

1982. La RASD est admise à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le Maroc se retirera deux ans plus tard.

1984. Les « émeutes du pain », en janvier, qui secouent Marrakech et le nord du pays, font des centaines de morts. Vague d’arrestations dans les milieux contestataires.

1986. Rencontre à Ifrane entre Hassan II et le premier ministre israélien Shimon Pérès (22-23 juillet).

1988. Rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie le 6 mai. En août, le Maroc et le Front Polisario acceptent un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination.

1989. Création, le 17 février, de l’Union du Maghreb arabe (UMA), qui rassemble le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Le cheikh Yacine est placé en résidence surveillée en décembre, et le mouvement Justice et bienfaisance est dissous.

1990. Le Maroc se range aux côtés de la force multinationale envoyée dans le Golfe, en août, malgré le soutien de la population à l’Irak. Grève générale, en décembre, à l’appel des organisations syndicales, accompagnée de violentes émeutes dans plusieurs villes du pays (Tanger, Fès, Kenitra). Crise diplomatique, en novembre, entre Paris et Rabat après la publication du livre de Gilles Perrault, Notre ami le roi, qui dénonce les violations systématiques des droits humains par le régime marocain.

1991. Plus de 300 000 personnes manifestent à Rabat, le 3 février, leur soutien au peuple irakien. Au Sahara occidental, un cessez-le-feu est proclamé en septembre sous l’égide des Nations unies. Ce même mois, Abraham Serfaty est libéré de prison et expulsé du pays ; le bagne de Tazmamart est fermé et ses détenus transférés dans d’autres prisons du royaume.

1992. Hassan II présente en août un projet de réforme constitutionnelle destinée à « démocratiser » le régime. La réforme est approuvée par référendum le 4 septembre.

1993. Elections législatives en juin. L’opposition, menée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Istiqlal, refuse de participer au gouvernement.
1994. Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants, de janvier à mars, dans les universités de Fès et Casablanca. Le 24 août, deux touristes espagnols sont tués au cours d’une attaque terroriste à Marrakech.

1996. Adoption, le 13 septembre, d’une nouvelle réforme constitutionnelle, qui institue notamment une Chambre des conseillers – à côté de la Chambre des représentants – et renforce les prérogatives du roi.

1998. M. Abderrahmane Youssoufi, secrétaire général de l’USFP, est nommé premier ministre d’un gouvernement d’alternance le 4 février. Driss Basri est maintenu à l’intérieur.

1999. Décès de Hassan II le 23 juillet. Son fils Mohammed VI est intronisé le 30. Dans un discours, le nouveau roi évoque « les disparus et les victimes d’arrestations arbitraires ». Abraham Serfaty est autorisé à rentrer d’exil en septembre. La famille Ben Barka regagne le Maroc deux mois plus tard, après trentesix ans d’absence. Les émeutes qui éclatent à El-Ayoun, au Sahara occidental, sont durement réprimées. Driss Basri est limogé le 9 novembre.

2000. Partisans et adversaires de la réforme prévue du code de la famille défilent le 12 mars, les uns à Rabat, les autres à Casablanca. Le texte sera finalement retiré.

2001. Visite royale au Sahara occidental le 1er novembre.

2002. Une manifestation de soutien à la Palestine rassemble plus d’un million de personnes à Rabat le 7 avril. En juillet, crise hispano-marocaine au sujet de l’îlot Peregil/Leïla, situé à 200 mètres des côtes du Maroc. Les deux pays normaliseront leurs relations six mois plus tard. Les élections législatives du 27 septembre voient l’accession de 35 femmes au Parlement, tandis que les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), avec 41 sièges, deviennent la première force d’opposition du pays. M. Youssoufi est remplacé par M. Driss Jettou, qui n’appartient à aucun parti.

2003. Le 16 mai, des attentats terroristes font 45 morts à Casablanca, dont les 12 kamikazes. Le Parlement adopte le 28 mai une loi antiterroriste. Le roi annonce la « fin de l’ère du laxisme ». Dix peines de mort sont prononcées le 11 juillet contre des membres de la Salafia Jihadia, impliquée dans les attentats. Une centaine d’autres sont condamnés en août et en septembre.

2004. Le 7 janvier, le roi accorde la grâce à 33 prisonniers politiques, dont le journaliste Ali Lmrabet, et annonce la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de recueillir les témoignages des victimes des « années de plomb ». Le 16, les députés adoptent à l’unanimité l’égalité juridique entre hommes et femmes. Le 22 juin, l’envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, M. James Baker, démissionne. Rabat se prononce pour une solution « définitive et globale fondée sur une large autonomie ».

2005. Signature d’un accord de libre-échange États-Unis/Maroc pour 2012. Remise au roi du rapport final de l’IER. 9 779 victimes doivent être indemnisées.

2006. Cinquantenaire de l’indépendance. Remise du rapport Belfqih. Sixième congrès du PJD, Abdelillah Benkirane élu secrétaire général. Affaire Bin Louidane, lutte contre les mafias de la drogue (des dizaines de hauts gradés poursuivis).

2007. Mobilisation publique en faveur du plan d’autonomie du Sahara présenté à l’ONU. Élections législatives. Participation à 37 %. Istiqlâl premier parti en sièges, PJD premier parti en voix. Abbas El Fassi, secrétaire général de l’Istiqlâl, nommé Premier ministre.

2008. Répression des émeutes de Sidi Ifni.

2009. Congrès constitutif du PAM (Parti authenticité et modernité) de Fouad Ali El Himma (numéro deux du régime). Rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Sortie inédite en France d’un essai critique du régime par Ali Amar, journaliste marocain (Le Journal hebdomadaire). Élections communales générales. Victoire nominale du PAM. Crise internationale à propos de l’indépendantiste maroco-sahraouie Aminatou Haidar.

2010. Disparition du Journal hebdomadaire (1997-2010) symbole de la transition. Exil de ses journalistes. Événements de Laâyoune au Sahara au campement de Gdim Izik qui font au moins treize morts, dont onze f» 2011. Manifestations populaires dans cinquante villes du pays et naissance du mouvement de contestation éponyme. Discours du roi à la nation et annonce d’une réforme constitutionnelle et d’élections anticipées. Attentat au café Argana à Marrakech, qui fait dix-sept morts. Le roi annonce dans un discours l’officialisation à venir de la langue tamazight au Maroc, un précédent au Maghreb. Référendum constitutionnel remporté à 98 %. Élections législatives anticipées, victoire du PJD.

2012. Nomination du gouvernement Benkirane (trentième gouvernent du Maroc indépendant, trente et un ministres dont une femme). Le roi inaugure l’usine Renault-Nissan de Tanger Med. L’accord de libre-échange Maroc/Union européenne est pleinement en vigueur ; le déficit extérieur a triplé en quinze ans. Mort du cheikh Yassine d’Al Adl Wal Ihssane.

2013. Crise diplomatique États-Unis/Maroc au sujet du mandat de la Minurso au Sahara et de l’envoyé spécial de l’ONU Christopher Ross. L’AMDH dénombre dans un rapport 317 prisonniers politiques au Maroc.

2014. Le mystérieux Chris Coleman déclenche sur Twitter un « Wikileaks » à la marocaine en diffusant des documents confidentiels.

2015. Crise diplomatique France/Maroc. Longue tournée en Afrique subsaharienne du roi. Après l’aviation au printemps, intervention militaire marocaine au Yémen au sol en soutien à l’Arabie saoudite. Élections régionales et communales, victoire du PJD à 25 % suivi du PAM à 19 %. Annonce par le roi en Conseil des ministres d’une marche arrière dans l’arabisation, première grande réforme scolaire.

2016. Crise diplomatique entre le Maroc et le secrétaire général de l’ONU sur le Sahara. Élections législatives.

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ACHOURA

Achoura, trait d’union
entre judaïsme et islam

Par Kamel Meziti*
Rédigé par Kamel Meziti | Vendredi 23 Novembre 2012
De nombreux musulmans effectuent le jeûne d’Achoura, suivant en cela la Tradition prophétique. Celle-ci enjoint les croyants à ne manger ni boire durant les 9e et 10e jours du mois lunaire de muharram, perpétuant ainsi symboliquement « le jeûne des prophètes ».
‘Ashura (1) (littéralement « dix », en arabe), ou Achoura, est célébrée le 10e jour de Muharram (premier mois du calendrier musulman).

Il s’agit d’une fête islamique qui, tout en étant antérieure à l’islam dans les différents récits qu’elle commémore, lui est intrinsèquement liée. C’est ce qui explique sa célébration par le Prophète, qui lui a conféré une solide base de légitimation comme en témoignent les nombreuses sources scripturaires.
Ce que commémore l’Achoura est variable, selon les hadiths pris en compte : l’expiation d’Adam et Ève, après leur « chute » sur Terre aurait aussi eu lieu ce jour ainsi que l’accostage de l’arche de Noé (Nûh) ; le salut d’Abraham (Ibrahim) sauvé du feu de Nemrod ou encore celui de Jonas (Yûnus) sauvé des entrailles de la baleine… Autant d’épisodes prophétiques qui auraient eu lieu en ce jour.
Pour autant, l’une des explications authentifiées, corroborant l’importance de cette fête, sur la base des sources scripturaires islamiques, tient à la nature même d’Achoura, considérée, à juste titre comme un trait d’union entre le judaïsme et l’islam.
En effet, selon la Sunna (Tradition prophétique), le Prophète Muhammad, en 622, va à la rencontre des juifs de Médine le jour du Yom Kippour, fête de l’expiation durant laquelle ils jeûnent.
Lorsqu’il leur en demande la raison, ces derniers répondent qu’il s’agit de commémorer « le jour où Dieu donna la victoire à Moïse et aux fils d’Israël sur Pharaon et ses hommes ». Se réclamant des anciens prophètes bibliques, Muhammad affirme être « plus en droit » de jeûner ce jour. Dès lors, le Prophète ordonne aux musulmans d’observer le jeûne ce jour-là, lesquels ne saisissent pas immédiatement pourquoi ils doivent perpétuer cette tradition juive. Le Prophète leur répond alors humblement qu’il considère Moïse comme « plus proche » d’eux, intégrant ainsi Achoura dans la sacralité de l’islam.
Un an plus tard, pour confirmer sa filiation spirituelle à la tradition de Moïse, le Prophète Muhammad recommande aux musulmans de jeûner deux jours, les 9e et 10e jours du mois de Muharram qui marquent Achoura pour éviter que soient confondues les fêtes musulmane et juive.
Dans son affirmation d’être « plus en droit de jeûner ce jour là que les juifs », Muhammad s’inscrit dans la lignée des anciens prophètes bibliques, démontrant clairement l’importance de la continuation prophétique dans la mission dont il se réclame (2).
Notons au passage que le jeûne d’Achoura devient surérogatoire avec l’institutionnalisation du jeûne du mois de Ramadhan en l’an 2 de l’Hégire (624). Il est à préciser toutefois que le mois de Muharram est l’un des quatre mois sacrés de l’islam, où les musulmans sont encouragés à observer des jeûnes volontaires (les autres étant : Rajab, Dhul Qa’dah, et Dhul Hijjah).
L’importance du jeûne d’Achoura, même s’il demeure recommandé est attesté par la Tradition islamique dans un célèbre hadith :
« Quant au jeûne du jour de ‘Ashura, j’espère qu’Allah l’acceptera en tant qu’expiation pour l’année qui l’a précédé. » (Sahih Muslim)
La spécificité d’Achoura tient au fait qu’elle a souvent été qualifiée de « journée entre joie et douleur », selon l’approche sunnite ou chiite.
Source : https://goo.gl/yZajDb

ISLAM, C’EST AUSSI NOTRE HISTOIRE!

Cher professeur,

Après « L’Europe, c’est notre histoire ! », « L’Amérique, c’est aussi notre histoire ! » et « 14-18, c’est aussi notre histoire ! », Tempora et le Musée de l’Europe sont heureux de vous annoncer l’ouverture prochaine, à Bruxelles, de l’exposition « L’Islam, c’est aussi notre histoire ! ».

Ce n’est pas une œuvre de circonstance. Inscrite au programme du Musée de l’Europe depuis son origine en 1998, l’actualité n’a fait que nous conforter dans le sentiment de son utilité, voire de son urgence. Quoi de plus impératif aujourd’hui, en effet, à rebours des préjugés, des violences et de peur collective, que de montrer l’imbrication au cours de siècles de ces deux civilisations sur le sol européen, la manière dont elles se sont enrichies mutuellement, leurs points de convergence et de rupture, la photographie, en un mot, de leurs relations multiséculaires ? Oui, cette exposition se veut un outil pédagogique et citoyen.

Cela dit, un outil pédagogique et citoyen doit prêter attention à vulgariser les informations délivrées tout en offrant un panorama historique de cette rencontre entre civilisations. Aussi bien, nous avons mobilisé toutes les ressources de la muséographie moderne – œuvres d’art et objets du quotidien, interactifs et installations scénographiques – pour parler aussi bien à l’intelligence des visiteurs qu’à leur émotion, à leur curiosité comme à leur sens ludique.

Bien entendu, nous ne songeons pas à raconter 13 siècles d’histoire des relations entre l’Europe et l’Islam. L’exposition est bâtie autour de la notion d’héritages – héritages arabe, ottoman et colonial – avant d’aborder dans un dernier espace la situation de l’Islam d’Europe aujourd’hui. Du VIIe au Xe siècle, de la conquête musulmane de l’Espagne aux aléas de l’intégration à l’ouest du continent et aux affres de la guerre ethnique à l’est, de la Cordoue médiévale à Bruxelles aujourd’hui, l’exposition entraîne les visiteurs à travers les lieux emblématiques de la rencontre de l’Islam avec l’Europe et explore les traces de leurs contacts dans les mentalités, dans les œuvres de l’esprit et dans la civilisation matérielle, dans le paysage urbain.

Dans un projet pareil, les professeurs sont des partenaires naturels. Chacun, dans sa matière  d’enseignement et milieu scolaire propres, doit pouvoir trouver l’angle de visite correspondant à ses démarches pédagogiques.

Ne tardez pas à réserver une visite avec vos classes. De plus, il vous est possible de réserver  gratuitement un espace afin de débattre avec vos élèves. Pour plus d’informations : www.expo-islam.be.

Avec toute notre amitié,

L’équipe de Tempora/Musée de l’Europe
EXPO
ISLAM, C’EST AUSSI NOTRE HISTOIRE! 15.09.17 – 21.01.18 1000 BRUXELLES ESPACE VANDERBORGHT http://www.expo-islam.be
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POINTS FORTS

– Dispositifs multimédia innovants ; – Espace disponible gratuitement pour débats après la visite ; – Dossier pédagogique (téléchargeable sur notre site internet) ; – Lieu de convivialité avec espace pique-nique (gratuit moyennant une consommation sur place)

JOURNEES PROFS

Venez découvrir l’exposition pendant nos journées portes ouvertes pour le corps enseignant.

– Samedi 16 septembre à 10h30, 11h30, 13h30 et 14h30 – Mercredi 20 septembre à 13h30, 14h30 et 15h30 – Samedi 23 septembre à 10h30, 11h30, 13h30 et 14h30

Inscription obligatoire par e-mail info@expo-islam.be ou par téléphone : +32(0)2/549 60 49 Gratuit pour les enseignants pendant les journées profs et 6,50€ pour les accompagnants.
Une réduction est accordée aux bénéficiaires de la Carte PROF en dehors des journées professeurs : 11€ au lieu de 13,50€.

TARIFS EXPOSITION

École : 6,50€/élève (1 accompagnateur gratuit par 15 élèves) B-excursions (billet de train + entrée à l’exposition)
Surfez sur www.letrain.be

L’Espace Vanderborght (à 400m de la Gare Centrale)
Rue de l’Ecuyer 50 – 1000 Bruxelles

VISITES GUIDÉES

– 80€/guide pour 1h30 de visite – 20 personnes maximum par guide – Uniquement sur réservation (10 jours ouvrables avant la visite)

Plus d’infos : www.expo-islam.be

Dossier analytique d’une situation dramatique

Le pillage du tiers-monde et ses conséquences

(Par Chérif Boudelal El-Boukhdachi)

Des politiciens et médias occidentaux parlent souvent des conséquences des migrants qui arrivent chez eux sans parler de leurs causes, et ce afin de laisser leurs peuples dans l’ignorance de la vérité historique. D’autres ne veulent pas en parler soit par pudeurs, soit pour éviter de désigner leurs gouvernants et entreprises comme étant les responsables de la famine qui ravage les pays du tiers monde dont ils voient affluer chez eux une partie de leurs ressortissants ; c’est-à-dire ceux qui ont eu la chance d’échapper au naufrage lors de la traversée des mers qui engloutie tous les ans des milliers d’entre eux.

Ils parlent du « terrorisme islamique » sans parler de ceux qui agissent dans l’ombre (qui n’ont aucun rapport avec l’Islam), qui planifient les attentats, financent les terroristes, leur livrent des armes et leur donnent des ordres à exécuter. Autrement dit ceux qui donnent des ordres aux mercenaires en agissant pour le compte des services occultes au sein des Administrations des États qui ont des intérêts à ternir l’image des Arabe et des Musulman à des fins idéologiques, et à déstabiliser le monde arabo-musulman. Ces agents agissent de façon ultra secrète, à l’instar du « Service d’Action Civique » en France, des années 1950-1960-1970 : « La pègre embusquée » composée de truands de tout acabit au sein même des services de l’État, à l’insu de son chef bien entendu – voir le livre de Patrice Chairoff : « dossier b comme barbouze », éd. Alain Moreau, 1975.

Quant aux exécutants sont recrutés bien sûr parmi les jeunes exclus des sociétés occidentales, les choisissant au sein des communautés musulmanes pour justifier leurs accusations contre un « Islam extrémiste/radical » qui attaque « leur démocratie », soit par jalousie soit par haine. Et quand le terroriste est de « souche européenne », on le présente à l’opinion comme étant « un converti », pour enfoncer encore le clou et accuser l’Islam comme étant violent de nature, et de surcroît il détoure leurs enfants du droit chemin.

Bien entendu les recruteurs sont choisis parmi les connaisseurs de l’Islam (des mercenaires arabisants) pour pouvoir influencer leurs futures victimes, qui sont généralement des laissés-pour-compte parmi les jeunes exclus qui n’ont rien à perdre, auxquels on propose des sommes d’argent colossales pour commettre des attentats, tuer des innocents et se faire tuer eux-mêmes au nom de l’Islam – en leur « assurant une place au paradis » s’ils sont morts ! Alors que ces jeunes ignorent tout de cette religion hormis quelques phrases qu’on leur fait apprendre par cœur, comme « Allaho Akbar » ; une phrase devenue stéréotype. Celle-ci est prononcée par tous les exécutants du terrorisme, partout dans le monde, pour ne laisser aucun doute sur l’identification du terroriste en question : il ne peut être que musulman. Et, malheureusement, une partie de l’opinion avale tout ce que les médias lui rapporte.

Le terrorisme économique des plus forts

L’ordre économique mondial instauré par les grandes puissances occidentales, sous le patronage des USA, s’est distingué par le pillage des richesses naturelles des pays du tiers-monde et l’appauvrissement de leurs peuples. Ce pillage est la cause directe de l’exode d’une partie importante des ressortissants de ces pays appauvris, vers les pays occidentaux les plus riches. Ceux qui s’indignent aujourd’hui de voir déjà « la France africaine » – « La France africaine » est le titre de l’un des livres de Jean-Paul Gourévitch « spécialiste de l’immigration » – n’expliquent pas à leur peuple ou à leurs lecteurs pourquoi ces migrants abandonnent leurs pays et leurs familles pour venir chercher du travail chez eux.

La réalité est tellement simple à voir, à entendre et à comprendre que les spéculateurs de la misère ne veulent pas en entendre parler. Ils ne veulent pas en savoir soit par « pudeur » soit par indifférence, voire par mépris envers ceux qui souffrent de cette misère que leurs sociétés multinationales leur ont créée en pillant leurs richesses.

Hier ces peuples souffraient de l’occupation de leurs pays et de la spoliation de leurs richesses par les colons qui les occupaient, aujourd’hui ils continuent de souffrir de la pauvreté car leurs richesses sont encore spoliées par les sociétés économiques occidentales, sous la bonne protection de leurs bases militaires implantées sur place. Voilà un terrorisme d’État exercé par les grandes puissances contre les pays du tiers-monde et leurs peuples. Ce sont ces informations que les médias, les politiciens et intellectuels français devraient donner à leurs concitoyens avant de s’étonner des flux migratoires qui « envahissent » leur pays.

Maintenant les immigrés irréguliers ne se cachent plus ; ils ne sont pas des clandestins mais seulement des sans-papiers et sans droits. Les pays dits d’accueil sont obligés de leur offrir nourriture, logements, habits et parfois même de l’argent de poche, en attendant d’étudier leurs dossiers. Ces migrants qui affluent vers l’Eldorado de la misère occidental n’ont pas d’autres choix ; c’est une question de vie ou de mort pour eux et leurs familles. Une fois sur place les migrants découvrent autre chose : cet « Eldorado » est seulement imaginaire puisque la réalité leur fait souvent de mauvaises surprises en découvrant une autre misère, aussi bien en France qu’ailleurs en Occident. Sangatte et la Jungle de Calais (au Nord de la France) en sont la preuve évidente.

Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants appartenant à des pays du tiers-monde meurent tous les ans en traversant la Méditerranée, l’Océan atlantique ou la Mer Rouge ; ou encore en voyageant dans des camions citernes et autres moyens de fortune. Par ailleurs, des migrants montent clandestinement dans des bateaux marchands, et lorsqu’ils sont découverts en pleine mer ils sont jetés par-dessus bord par des matelots obéissant aux ordres de leurs supérieurs.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 180 migrants venant de la corne de l’Afrique ont été jetés par-dessus bord des bateaux en moins de 24 heures, au large du Yémen (information rapportée par le journal « Le Point » en août 2017). Il est arrivé même que des jeunes migrants montent et voyagent dans les soutes des avions au péril de leurs vies.

En juin 2000, cinquante huit chinois ont péri asphyxiés dans un camion citerne en traversant l’Europe pour se rendre en Grande Bretagne. Dans les deux premiers mois de l’année 2001, des dizaines de personnes, pour la plupart des Marocains, ont péri noyées en essayant d’atteindre les côtes espagnoles. En février 2001, un bateau transportant 912 personnes, hommes, femmes et enfants (des Kurdes de nationalité turque et irakienne, plus un couple palestinien) qui, d’après la presse, avaient embarqué en Turquie pour une destination inconnue, en vue de trouver un pays qui les accueille. Ils avaient accosté sur la côte varoise, au Sud-est de la France, où des associations humanitaires, des représentants de l’État et la population locale les ont accueillis et pris en charge en attendant d’étudier leurs cas.

En août 2002, une barque surchargée de « clandestins », allant des côtes marocaines vers l’Espagne avait chaviré. Un seul jeune avait été sauvé par un bateau algérien : 26 de ses compagnons avaient péri noyés. Des dizaines d’autres cas semblables se produisent tous les ans dans ce genre d’aventure vers l’« Eldorado occidental » de la misère.
En juin 2003, un bateau transportant 250 personnes (en majorité originaire d’Afrique noire), en partance de Libye et en direction de l’Italie, a chaviré au large des côtes tunisiennes : seuls quatre survivants ont été repêchés.

Des Africains de l’Est, notamment des Éthiopiens, Somaliens et Érythréens traversent la Mer Rouge par milliers pour aller chercher du travail dans les pays du Golfe arabique. Et là aussi la traversée de la mort fait des centaines de victimes tous les ans.
En plus des ouvriers qui viennent chercher du travail en Europe, il y a des réfugiés politiques, demandeurs d’asile territorial qui fuient les tyrannies de leurs régimes, ou les guerres civiles chez eux. Ces régimes tyranniques et ces guerres sont aussi entretenus et encouragés par les régimes occidentaux qui ont des intérêts à protéger dans les pays du tiers-monde, au détriment des peuples affamés.

L’égoïsme des humains fait que ceux qui ont des richesses se barricadent pour en priver les autres qui viennent frapper à leurs portes, non pas pour leur demander de l’aumône mais pour demander du travail. Les Mexicains traversent tous les jours les frontières pour se rendre aux États-Unis d’Amérique, et ce malgré la surveillance accrue par des gardes frontières US qui tuent plusieurs dizaines d’entre eux tous les ans. Les USA érigent même un mur d’apartheid à l’israélienne pour empêcher les migrants d’entrer chez eux ; et le président Trump ose même réclamer du gouvernement mexicain d’en payer la facture. L’immoralité et la folie des grandeurs de ceux qui, en ayant une puissance économique et militaire, se croient tout permis.

La générosité forcée

Certains des régimes Occidentaux, bien qu’ils gardent toujours leur cupidité et leur esprit colonial, se font un cas de conscience aujourd’hui en voyant défiler chez eux des milliers de migrants tous les mois. Ils se proposent même de mettre la main dans la poche pour qu’ils restent chez eux. Certains d’entre eux comme la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie et les Pays Bas, proposent aujourd’hui aux sans-papiers des aides au retour. Ce n’est certainement pas par remords mais parce que cette misère arrive chez eux à travers ceux qu’ils ont affamés eux-mêmes dans leurs pays d’origine.

Ils suggèrent même aux gouvernements « exportateurs de migrants » des projets d’aides au développement économique leur permettant de créer des emplois et garder chez eux leurs ressortissants. D’autres encore leur effacent une partie des dettes dont les intérêts dépassent souvent plusieurs fois la dette principale, et donc ils appauvrissent davantage ces pays et leurs peuples. S’ils leur effacent les dettes c’est parce qu’ils savent que ces pays sont saignés à blanc et ne pourront jamais leur payer totalement les intérêts bancaires.
Il est toujours utile que ces gouvernements reconnaissent aujourd’hui, même timidement, leurs responsabilités dans l’appauvrissement des peuples du tiers-monde et proposent des solutions pour endiguer l’arrivée de migrants qui affluent chez eux tous les jours, du moins ceux qui échappent à la mort.

L’ex Président français, Jaques Chirac, avait même avoué publiquement le pillage de l’Afrique par l’Occident en disant ceci : « Une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation de l’Afrique… Il faut avoir un petit peu de bon sens, je ne dis pas de générosité, de bon sens, de justice, pour rendre aux Africains ce qu’on leur a pris ; d’autant que c’est nécessaire si on veut éviter les pires convulsions ou difficultés, avec les conséquences politiques que cela comporte dans le proche avenir ».

Voilà un homme de droite, un défenseur du capitalisme pur et dur qui reconnaît que son État avait participé au pillage des pays d’Afrique, et demande de rendre à ceux-ci au moins une partie des richesses volées, car la nécessité l’exige. La France aurait effacé 28 Milliards 105 Millions d’Euros de dettes à plusieurs pays africains.

Le FMI affameur des peuples

Les capitalistes occidentaux ont inventé des organismes bancaires et financiers pour piéger les dirigeants des pays du tiers monde. Parmi ces organismes on peut citer le F.M.I. (Fonds monétaire international) et la Banque mondiale (dite d’aide au développement) qui favorisent l’endettement des pays du tiers-monde ; ces derniers collaboration étroite avec les sociétés multinationales qui opèrent dans ces pays.
L’objectif déclaré du FMI est de « promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté », etc. Or, en réalité c’est un système bancaire qui appauvrit davantage les pays du tiers-monde en les endettant, au profit des capitalistes occidentaux qui exploitent et pillent leurs richesses, et ce sous l’œil attentif et complice de l’ONU.

Ce système bancaire consiste à imposer aux pays endettés de payer des « services », aux organismes financiers qui leur prêtent des fonds, c’est-à-dire des intérêts bancaires, représentant des sommes colossales, parfois supérieures aux sommes prêtées. D’autre part les pays endettés ne voient pas la couleur de ces « sommes prêtées » puisqu’elles vont directement dans les caisses des sociétés économiques des pays prêteurs sous forme de vente de matériels et de services; par ailleurs les pays emprunteurs sont obligés d’octroyer les marchés économiques aux entreprises des pays prêteurs, en échange de « leur générosité ».

Ce système alourdit considérablement les dettes des pays concernés et les rend dépendants des politiques des pays prêteurs durant la période du paiement échelonné qui peut durer des dizaines d’années. Ceci signifie que la Banque Mondiale et le FMI sont loin d’aider les pays du tiers monde comme ils le prétendent ; au contraire, ils les plongent davantage dans le sous-développement et affament leurs peuples.

Le vol des richesse des ces pays est cautionné par les gouvernements grandes puissances qui y disposent de bases militaires pour assurer la sécurité de ces entreprises et organismes financiers qui spolient les richesses de ces pays ; et ceci se fait au détriment des peuples affamés de ces pays qui n’arrivent pas à sortir du sous-développement à cause du pillage de leurs richesses par les sociétés multinationales.

Par le biais de de leurs organismes financiers prêteurs, les pays développés dictent aux pays endettés la façon dont ils doivent gérer leurs propres institutions et secteurs économiques. Ils leur imposent même de limiter les personnels des secteurs stratégiques concernés par le financement, telles l’Éducation nationale, la recherche scientifique, etc. Par leurs bourses ils fixent les prix des matières premières qu’ils importent de ces pays. Et par ailleurs ils détournent les cadres universitaires de ces mêmes pays afin de les empêcher de se développer.

Pour « légaliser » leurs pillages, les impérialistes utilisent même les services de différents ONG (organisations non gouvernementales) d’aide au développement afin de se donner une apparence humanitaire. Le Congrès US vote des budgets spéciaux destinés à financer des ONG opérant dans ces pays, comme les fondations, instituts, médias, syndicats, mouvements opposants aux régimes dans tous les pays où ils ont des intérêts à protéger ou à acquérir, dans le but de déstabiliser de l’intérieur les régimes qui ne se plient pas à leurs politiques.

Par le truchement de ces aides empoisonnées, les pays industrialisés financent des secteurs et interdisent aux pays emprunteurs d’utiliser les financements des sommes prêtées dans certains secteurs stratégiques qui déboucheraient sur des diplômes hautement spécialisés, ou de créer des centres universitaires de recherches scientifiques ; mais ils leur proposent d’envoyer leurs étudiants faire des études chez eux en Occident, en les choisissant parmi les meilleurs, et ce moyennant des bourses d’études.

Ainsi, des milliers d’étudiants des pays du tiers-monde sont admis tous les ans dans les universités de chacun de ces pays développés. Une fois leurs études terminées, ils leur font des offres alléchantes pour les garder chez eux. Ils leur proposent du travail et des salaires plusieurs fois supérieurs aux salaires que ces universitaires pourraient percevoir chez eux. Ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez pensent que les régimes occidentaux sont généreux ; ils ne pensent pas aux conséquences de ce pillage intellectuel sur l’avenir de leurs pays.

De cette manière le néo-impérialisme s’installe en douceur au nom des aides humanitaires dans ces pays du tiers-monde pour contrôler politiquement leurs régimes, en se servant de leurs richesses à leur guise au détriment des pays et peuples qu’ils affament. Par ces manipulations économiques et financières, le capitalisme vampire se fait passer pour une vache à lait qui nourrit les pays du tiers-monde, à l’instar « du sein nu de Marianne qui nourrit le peuple ».

L’aide empoisonnée au tiers-monde

Voici un constat effrayant d’une Afrique saignée à blanc par « la générosité occidentale. Il s’agit d’une enquête faite dans les années 1990 par Jean-Paul Gourévitch (spécialiste de l’immigration) qui cite dans son livre « L’Afrique, le fric, la France », la dette octroyée par des pays occidentaux à quelques pays africains. Il donne le chiffre de 1.500 milliards de francs français d’endettement dont 1.000 milliards pour la seule Afrique subsaharienne. Il affirme que les prêteurs (dont la France) ne prêtent qu’aux pays riches capables de rembourser leurs dettes. Le remboursement est garanti par les avoirs des chefs d’État des pays emprunteurs qui doivent avoir des comptes bancaires personnels dans les banques des pays créanciers occidentaux.

Ceci signifie que les États occidentaux qui prêtent à ces pays africains abritent dans leurs banques les comptes des chefs d’État « grands bandits » de ces pays qui pillent la part des richesses nationales que les sociétés occidentales leur laissent sur place. Ces présidents des « républiques bananières » – comme aiment les nommer les politiciens de la « démocratie occidentale » – sont généralement des militaires qui arrivent au pouvoir par des coups d’État et deviennent du jour au lendemain des milliardaires ; et ce grâce à la complicité des régimes occidentaux qui leur « thésaurisent » l’argent volé.

Et ce sont ces mêmes dirigeants des «  démocraties occidentales » qui donnent des leçons de morale en matière de démocratie et des droits de l’Homme à des régimes du tiers monde qui ne se soumettent pas à leur diktat.

Indépendances formelles

Avant de quitter ces pays africains, les colonisateurs ont mis au pouvoir de la majorité de ces pays leurs valets indigènes qui gouvernent leurs peuples respectifs avec une main de fer et servent avec fidélité leurs intérêts. Pour s’assurer de la « fidélité » de ces valets, les ex colonisateurs ont laissé sur place leurs bases militaires pour les protéger de leurs peuples.
A chaque fois que les peuples de ces pays se révoltent contre leurs oppresseurs locaux, leurs protecteurs occidentaux interviennent « pour mettre de l’ordre » ! En clair, ils interviennent pour défendre les pouvoirs en place, ou les remplacer par d’autres afin d’y assurer le maintien intact de leurs intérêts, prêts à réprimer, voire à exterminer les citoyens qui refusent la domination étrangère chez eux.

Ainsi, par leur puissance militaire ils soumettent les dirigeants qui résistent à leur domination, sinon ils leur règlent leurs comptes par différents moyens. Tel était le sort de Patrice Lumumba (Congo), de Gamal Abdel Nasser (Égypte), de Salvador Allende (Chili), de Houari Boumediene (Algérie), de Che Guevara (Amérique Latine), de Thomas Sankara (Burkina Faso) . D’autres sont « pacifiquement » destitués s’ils ne veulent pas « coopérer positivement » avec eux ; c’était le cas de Mohammad Mossadegh (Iran).

Vol des richesses matérielles et intellectuelles

A travers ces organismes, les lobbies capitalistes occidentaux gèrent et volent les richesses des pays du tiers-monde grâce à leurs sociétés multinationales et aux spéculations boursières qui fixent les prix des matières premières des pays producteurs, dont ils ont besoin, bien en deçà de leurs valeurs réelles. Et par ailleurs ils détournent les cadres universitaires de ces pays en leur offrant des salaires alléchants dans le but de profiter de leurs compétences pour développer davantage leurs technologies, et d’empêcher ainsi ces cadres de participer au développement de leurs propres pays ; de cette façon, les pays du tiers-monde restent toujours dépendants de ces pays industrialisés.

Par leurs politiques néo impérialistes, les grandes puissances plongent les peuples du tiers-monde dans la misère et obligent une partie de leurs populations à prendre le chemin de l’exil vers les pays développés pour sauver leurs familles de la famine. C’est ainsi les pilleurs des richesses du tiers-monde reçoivent, depuis un temps, le retour du bâton bien mérité ; ils se voient rattrapés chez eux par leurs victimes, non pas pour les agresser ou les occuper mais pour leur vendre encore leur force de travail à vil prix.

Pourquoi les migrants des pays de l’Est ?

Nous voyons aujourd’hui des ressortissants des pays de l’ex URSS affluer vers les pays occidentaux. On peut se demander pourquoi vont–ils dans les pays occidentaux alors qu’ils n’ont pas été colonisés eux, et leurs richesses n’ont pas été spoliées par ces derniers non plus. A tout effet correspond une cause. Comme on sait que l’écroulement de l’URSS de Lénine est, en grande partie, l’œuvre des régimes occidentaux on en déduit que ces derniers ne sont pas innocents dans la propagation de la pauvreté dans ces pays d’où affluent des dizaines de milliers de migrants tous les ans pour atteindre l’Occident, à la recherche du travail pour faire vivre leurs familles.

En accueillant aujourd’hui chez eux « la misère du monde », les régimes occidentaux se doivent d’accepter la règle du jeu en assumant les conséquences dont ils sont la cause, de préférence avec philosophie, car ils ont créé eux-mêmes la misère à ces peuples.

Avant d’être atteints par la gangrène venant des sociétés occidentales de consommation, les peuples de « l’Est » n’avaient pas le luxe certes mais ils avaient le nécessaire pour vivre convenablement chez eux.

Or, depuis que Mikhaïl Gorbatchev, au pouvoir en URSS de 1985 à 1991, a vendu l’URSS aux lobbies capitalistes conduits par les USA, en suivant leur mode de « démocratie », la misère les a rattrapés. En six ans de pouvoir Gorbatchev a détruit tout ce que l’URSS avait construit durant 60 ans. En récompense de ses bons et loyaux services, les dirigeants US lui avaient proposé une chaire dans l’une de leurs universités en guise de mépris.

Après Gorbatchev viendra le président ivrogne de la Russie, Boris Eltsine, qui a dirigé ce pays de 1991 à 1999, ce qui lui a permis d’achevé l’œuvre de Gorbatchev, qui avait failli détruire tout l’arsenal militaire, entre autres ; et ce sous les yeux et les applaudissements sournois des puissances occidentales.

Tout le monde se souvient de l’image de Boris Eltsine, en dansant au Kremlin, ivre mort, devant son invité, le président des USA, Bill Clinton. Son invité était pris de fous rires pendant une conférence de presse associée, stupéfait devant ce saltimbanque aux commandes d’un grand pays nucléaire qui fut la plus grande puissance de la planète. Il était temps que le KGB intervienne pour sauver la Russie du pire.

Avant d’attraper le virus occidental, les peuples de l’ex URSS ne connaissaient ni chômage, ni drogue, ni prostitution; mais, maintenant ils ont attrapé tous ces vices que l’Occident leur a « généreusement offerts » ; et de plus ils ont hypothéqué leurs pays en acceptants les dettes du FMI et d’autres organismes financiers appartenant aux mêmes États impérialistes. Hormis la Russie, les autres pays de l’ex URSS sont devenus la raillerie des impérialistes occidentaux qui les ont poussés à s’autodétruire. Aujourd’hui, les USA les occupent par leurs bases militaires, en échange d’aides alimentaires et des armes pour faire face à la Russie qui se reconstruit peu à peu après avoir vécu un désastre durant le règne de Mikhaïl Gorbatchev et de Boris Eltsine.

Vingt-cinq ans après, ayant compris que les USA se sont servis de lui pour détruire l’URSS aux fins d’être la seule puissance qui domine le monde, Gorbatchev regrette sa trahison et a fait son autocritique ; mais c’était trop tard , le regret ne sert à rien vu l’ampleur de sa trahison.

La conférence de l’ONU sur les matières premières

Dès le début des années 1970, certains dirigeants des pays non-alignés aspirèrent à leur émancipation et commencèrent à nationaliser leurs richesses naturelles. Les pays producteurs des hydrocarbures s’organisèrent et imposèrent aux pays industrialisés de payer les matières premières à leurs justes valeurs : et ceci a créé une crise sans précédent au sein des pays industrialisés.

En 1974, ayant la présidence de l’assemblée générale de l’ONU, l’Algérie avait organisé, au siège de cette organisation à New York, une conférence sur les matières premières sous la présidence du ministres des affaires étrangères de l’époque, l’actuel président algérient, Abdelaziz Bouteflika. A cette époque-là il fut un adepte de Boumediene qui voulait un socialisme à l’algérienne dans son pays, c’est-à-dire une Algérie libre et indépendante.

Lors de cette conférence, le président algérien était mandaté par l’organisation des pays non-alignés pour proposer un nouvel ordre économique international (NOEI), qui mettrait fin à l’injustice des grandes puissances vis-à-vis des pays du tiers monde producteurs des matières premières, les payant à un prix dérisoire.

Le Président algérien (Houari Boumediene), lors d’un discours fleuve de plusieurs heures, avait exhorté les dirigeants des pays développés à traiter les affaires avec les pays du tiers-monde sur le même pied d’égalité, en payant les matières premières qu’ils importent à leurs justes valeurs. Il les mit en garde, en préconisant que s’ils continuaient à appauvrir les pays du tiers-monde en accaparant leurs richesses, les populations affamées iraient en masse chez eux, en Occident, pour chercher du travail, et personne ne pourra les en empêcher car ils n’auront pas d’autres choix. Mais les dirigeants occidentaux, arrogants qu’ils étaient, ne l’entendaient pas de cette oreille et continuaient à piller les richesses des pays du tiers-monde comme avant.

Si les dirigeants arrogants et égoïstes des pays occidentaux avaient ignoré les mises en garde et prévisions du Président algérien, en le considérant comme leur ennemi numéro un qu’il fallait abattre, l’histoire lui a donné raison. Quarante ans après son discours, la réalité ne cesse de nous prouver qu’il avait vu juste. Il avait prévu la famine qui a touché aujourd’hui les peuples du tiers monde ainsi que l’exil d’une partie d’entre eux vers l’Occident.
Aujourd’hui certains écrivains et spécialistes de l’économie citent volontiers la déclaration de Boumediene comme référence, pour rappeler à ces dirigeants occidentaux qu’ils font payer à leurs peuples aujourd’hui le prix de leur arrogance.

Quand le chat est absent les souris dansent !

Depuis la nationalisation des sociétés pétrolières françaises en Algérie par le Président Houari Boumediene, en 1971, suivie par plusieurs pays producteurs de matière premières, la crise capitaliste (dite crise pétrolière) de 1973 a frappé les pays industrialisés de plein fouet. A partir du moment où ils avaient commencé à payer les hydrocarbures à un prix raisonnable aux pays producteurs ils ont connu une crise sans précédent, au point que des milliers d’entreprises ont fermé leurs portes dans chacun de ces pays. Du coup ces derniers se sont retrouvés avec des millions de chômeurs sur les bras, et la misère commença à les hanter, comme le tiers monde qu’ils ont pillé et affamé eux-mêmes.

Cependant, depuis la disparition de Boumediene (de mort naturelle nous dit-on) en 1978, le nouvel impérialisme a retrouvé sa chasse gardée d’autrefois dans le tiers-monde. Si on excepte quelques États d’Amérique latine, l’Iran et la Corée du Nord, tous les dirigeants des pays du tiers-monde sont sous la botte des USA. A l’instar des autres leaders anti-impérialistes du tiers-monde qui ont péri avant lui, le Président algérien n’avait aucune chance face à ses ennemis dotés de toutes les ruses et armes les plus sophistiquées. Après avoir échappé à plusieurs attentats avec arme à feu, il a été liquidé en douceur, foudroyé par l’arme fatale d’« un caillot de sang dans le cerveau » qui ne lui avait laissé aucune chance de survivre.

Par qui et comment a-t-il été provoqué ce caillot de sang ? C’est le mystère total, bien gardé jusque à ce jour, aussi bien par les médecins légistes et les chirurgiens soviétiques qui l’ont opéré que par les gouvernants algériens qui l’ont succédé, et tendent à effacer toute trace de de lui de l’Histoire, exactement comme on a fait à Nasser en Égypte.

Ce qui est sûr c’est qu’il est allé trop loin aux yeux des planificateurs de son assassinat non déclaré ; et donc il devait payer pour sa ténacité et sa détermination de lutter contre l’injustice des grandes puissances vis-à-vis des pays et peuples du tiers-monde. Sa disparition a laissé un grand vide derrière lui ; depuis sa mort le peuple algérien est devenu orphelin et le tiers-monde handicapé, sans guide ni défense entre les griffes de fauves affamés.

Les ex puissances coloniales, comme la Grande Bretagne et la France (devenues le quart monde occidental) sont arrivées au bord de la faillite à cause de leur obéissance aveugle à la politique impérialiste des USA ; elles les suivent tête baissée dans leurs guerres contre le « terrorisme islamique » ; terrorisme qui a été inventé par les USA eux-mêmes afin de justifier leurs croisades pétrolières vis-à-vis de leur peuple, et entraîner derrières eux des États supplétifs dans les guerres qu’ils mènent contre les peuples du Proche et Moyen-Orient riches en hydrocarbure.

D’autres font des guerres contres des peuples par procuration, comme l’Arabie Saoudite et les Émiraties du Golfe (serviteurs fidèles aux USA), qui bombardent depuis deux ans le peuple yéménite, tuant et blessant des centaines de milliers et provoquant famine et épidémies, entraînant la mort des centaines d’enfant tous les mois.

Se libérer du joug US

Ce sont les USA qui ont entraîné derrière eux, à plusieurs reprises, une partie des États qui composent l’ONU dans des guerres meurtrières, comme en Afghanistan, en Irak, au Yémen, en Libye, en Syrie, et la liste risque de s’élargir encore. La France dépense des milliards d’euros tous les ans dans les guerres, alors qu’elle a une dette de 2200 milliards d’euros en 2017 ! Dettes qu’elle aurait pu éviter si elle n’avait pas suivi les USA dans leurs croisades pétrolières, qui ont commencé en 1991 contre l’Irak, entre autres. Et de plus elle s’attire des hostilités des peuples qui subissent les affres de ces guerres.

A quand la France et les pays membres de l’Union européenne se libèrent du joug US qui commence à peser lourd sur leurs peuples ? Leur libération interviendra certainement lorsque leurs dirigeants cesseront d’accepter tout des USA, y compris lorsque ces derniers portent atteintes aux valeurs universelles, dont les membres de l’UE se réclament.

L’espoir de se libérer pour مes pays du tiers-monde réside dans une alliance forte entre les peuples pour faire face à la domination de l’impérialisme tentaculaire des USA et leurs acolytes. Si un changement positif en faveur d’une même justice pour tous les peuples pouvait se produire un jour dans la politique de l’Union européenne, la domination de l’impérialisme US ne sera qu’un mauvais souvenir pour ceux qui en souffrent depuis longtemps. Mais d’ici là il y a un long chemin à parcourir et de gros efforts à faire ; car la servitude volontaire de la majorité des dirigeants des pays du quart monde et du tiers-monde est toujours d’actualité, et elle n’est pas prête de disparaître.

Le retour du bâton

Les grandes puissances occidentales paient aujourd’hui le prix de leur cupidité et de leur arrogance : elles reçoivent le retour du bâton de la misère qu’elles ont créée elles-mêmes aux peuples du tiers-monde. Les migrations massives qui arrivent en Europe depuis quelques années posent problème aux pays dits d’accueil. Cela a même posé « un cas de conscience » à certains dirigeants européens qui cherchent maintenant à trouver « des solutions » aux pays d’origine de ces migrants qui entre chez eux par effraction.

Après tout pourquoi pas ? S’ils sont sincères dans leur intention et veulent réparer leurs erreurs passées, ils doivent d’abord reconnaître leur responsabilité dans l’appauvrissement de ces peuples. Ensuite, ils doivent réviser leurs politiques vis-à-vis des pays dont des ressortissants affluent chez eux. Et puis ils doivent mettre la main à la poche pour les aider à développer leurs économies chez eux afin d’y créer du travail à leurs ressortissants pour éviter l’émigration d’une partie d’entre eux vers l’Occident. Comme ils doivent respecter la souveraineté de ces pays riches mais appauvris, et cesser de piller leurs richesses.

Par ailleurs, ils doivent rendre à ces pays du tiers-monde les élites universitaires qu’ils ont «  détournées », en leur offrant les mêmes avantages qu’ils ont dans les fonctions qu’ils exercent en Occident pour permettre à ces cadres de rentrer chez eux et participer aux développements de leurs pays respectifs. En acceptant cette coopération sincère, les pays industrialisés contribueront au ralentissement des migrations venant d’Afrique et d’Asie chez eux et leur posent un problème humanitaire. C’est à ce prix que les pays développés arriveront à contenir les flux migratoires venant du tiers-monde où la famine ravage une partie importante des populations.

Dans l’hypothèse d’une telle coopération, les flux migratoires seront transformés en échanges commerciaux, touristiques et culturels entre le Nord et le Sud ; ce qui permettra le rapprochement des peuples et le développement des relations amicales entre eux. Ceci dit, les solutions existent si les dirigeants occidentaux mettent fin aux pillages des richesses des pays du tiers-monde et transforment leurs aides empoisonnées (tels les prêts du FMI et d’autres organismes financiers qui ruinent davantage les pays endettés) en des aides sincères au service du développement économique des pays concernés.

Une réelle aide occidentale, notamment en matière technique, technologique et financière est nécessaire pour sortir les pays du tiers-monde de la misère qui oblige une partie de leurs ressortissants de s’expatrier. Sans une réelle et sincère coopération entre les pays développés et les pays du tiers-monde, les flux migratoires ne s’arrêteront pas, quelles que soient les mesures de surveillance que ces pays dits d’accueil pourraient mettre en place pour les en empêcher. En aidant les pays du tiers-monde à se développer, les pays industrialisés s’aideront eux-mêmes en assurant une stabilité politique et sociale chez eux, et tout le monde trouvera son compte.

 

La compagnie aérienne Saudia

Couvrez cette chair que je ne saurai voir

La compagnie aérienne Saudia, ex-Saudi Arabian Airlines, a précisé des règles extrêmement strictes pour l’habillement de ses passagers, les bas et jambes des femmes devant être couverts et les hommes étant interdits de shorts.

S’habiller de façon à « ne pas provoquer l’inconfort ou l’offense » des autres passagers : le code de conduite et d’habillement de la compagnie nationale d’Arabie Saoudite est désormais très clair. Les passagères doivent, outre la couverture des membres, ne pas porter d’habits trop fins ou moulants, tandis que les hommes ne peuvent pas non plus exhiber leurs jambes en portant des shorts. Saudia bannit également tout passager « présentant une odeur trop forte non causée par une maladie », ou essayant de monter pied nu dans l’avion.

Selon la BBC, des passagers pas au courant des nouvelles règles auraient été bloqués à l’embarquement et forcés d’acheter de nouveaux vêtements ; d’autres auraient été privés de vol. La chaine cite le quotidien local Makkah, qui a interrogé l’ancien directeur saoudien du tourisme et de la santé Ali AL Ghamdi : « d’autres compagnies aériennes ont également des codes de bonne conduite et d’habillement », a-t-il. Les réactions sur les réseaux sociaux sont mitigées, souligne la BBC, rappelant que Saudia suit les lois et coutumes locales : elle interdit déjà l’alcool à bord et propose des espaces de prière, et toutes ses hôtesses de l’air sont en pantalon.

Les autres règles de conduite de la compagnie de l’alliance SkyTeam sont plus dans la moyenne, avec interdiction d’accès à bord pour les personnes en état d’ébriété ou sous l’emprise de drogue, porteuses de maladie contagieuse, ou dont les bagages présentent des risques. Sans oublier celles qui se sont déjà « mal comporté lors de vols antérieurs et qui présentent des risques de récidive ».