Agenda 2017

Agenda oct nov 2017

Publicités

Chronologie du Maroc

705 : extension de la conquête arabe jusqu’à l’Atlantique

711 : début de la conquête de l’Espagne (débarquement de tribus berbères à Tarifa)

789-894 : règne des Idrissides (dynastie fondée par Idriss Ibn Abdallah, descendant d’Ali et de Fatima réfugié au Maroc après
la défaite des partisans d’Ali)

809 (environ) : fondation de Fès par Idriss II  Xième siècle : seconde invasion arabe, dite « invasion hilalienne »

1055-1147 : règne de la dynastie berbère des Almoravides, venus de l’Adrar (à l’heure actuelle en Mauritanie)

1070 : fondation de Marrakech

1147 : prise de Marrakech par les Almohades, venus du Haut Atlas

1147-1269 : règne de la dynastie berbère des Almohades, qui aura fondé le plus grand empire musulman d’Occident (en 1162 Abd-el-Moumin fait dire la prière en son nom depuis Tripoli jusqu’en Castille)

1269-1548 : règne de la dynastie berbère des Mérinides, venus du Sahara (dont l’autorité est encore au début du 14ème
siècle prépondérante en Berbérie), puis de la dynastie des Wattassides

1529 : prise de Marrakech par les Saadiens, venus de la région du Draa, au sud du pays

1554-1659 : règne de la dynastie des Saadiens

1660 : avènement de la dynastie arabe des Alaouites ; Fès et Meknès deviennent capitales impériales

1844 : le Maroc soutient l’Algérie contre la France ; défaite de l’armée marocaine à la bataille de l’Isly

1880 : conférence de Madrid ; le Maroc est reconnu indépendant

1907 : intervention française au Maroc à la suite d’émeutes anti-françaises à Casablanca

1909 : guerre du Rif entre l’Espagne et le Maroc

1912 : instauration du protectorat français

1921-1926 : seconde guerre du Rif, dirigée par Abd-El-Krim-Khatabi

1925 : début de l’opposition nationaliste

1927 : intronisation du sultan Mohamed Ben Youssef

1934 : fin de la pacification française

1937 : création de l’Istiqlal

1947 : le sultan Mohamed Ben Youssef revendique l’indépendance

1953 (août) : déposition par la France et exil du sultan Mohamed Ben Youssef

1955 (novembre) : retour et rétablissement du sultan Mohamed Ben Youssef

1956 (2 mars) : proclamation de l’indépendance

1957 (août) : le sultan Mohamed Ben Youssef se fait proclamer roi du Maroc sous le nom de Mohamed V

1958 : soulèvement dans le Rif

1961 : mort de Mohamed V (26/2) ; avènement de son fils Hassan II (3/3)

1963 : combats dans le sud avec l’Algérie pour la définition de la frontière

1965 (mars) : grèves de lycéens et d’ouvriers ; émeutes à Casablanca, sévèrement réprimées

1965 (octobre) : enlèvement à Paris et disparition du leader de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et leader tiers-mondiste Mehdi Ben Barka

1971 (juillet) : tentative de coup d’état (attaque du palais de Skhirat)

1972 (août) : tentative de coup d’état (attentat contre l’avion d’Hassan II, organisé par le général Oufkir)

1972 : procès des responsables des tentatives de coup d’état

1973 : tentative de soulèvement dans le Moyen et le Haut Atlas ; arrestations massives

1973 : série de procès de mutins, de militants marxistes-léninistes

1975 (novembre) : marche verte (organisée par Hassan II) et occupation du Sahara occidental

1976 : annexion de la partie nord du Sahara occidental tandis qu’est proclamée la république sahraouie

1976 : début des « années de plomb » ; arrestations massives et procès de militants

1979 : occupation de la partie sud du Sahara occidental

1981 : création, au Sahara occidental, d’un mur pour empêcher les incursions du Polisario

1981, 1984, 1988, 1990 : émeutes populaires

1991 (septembre) : libération des 28 survivants du bagne de Tazmamart, isolés du monde depuis 18 ans

1992 : adoption d’une nouvelle constitution

1994 : grâce royale pour de nombreux opposants détenus

1996 : Signature d’accords d’association et de Libre-échange entre le Maroc et l’Union Européenne.

1998 (février) : nomination d’Abderrahman El Youssoufi (socialiste) comme Premier ministre

1999 : création du Forum marocain pour la vérité et la justice (FVJ) par les victimes des années de plomb

1999 (août) : mort de Hassan II et avènement de Mohamed VI

2002 (septembre) : les islamistes légalisés du Parti de la Justice et du Développement doublent le nombre de leurs représentants à la chambre des députés

2004 (janvier) : création par Mohamed VI de l’IER (Instance Equité et réconciliation)

2004 (janvier) : adoption par le Parlement d’un nouveau code de la famille, améliorant le statut de la femme

2004-2006 : signature et entrée en vigueur d’un accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis

1962. Adoption de la première Constitution par référendum le 7 décembre. Le roi exclut l’Istiqlal du gouvernement quelques semaines plus tard.

1963. Arrestations en juillet de membres de l’UNFP et de communistes suspectés de complot contre l’Etat. « Guerre des sables » entre le Maroc et l’Algérie en octobre-novembre. Ben Barka est condamné à mort par contumace le 9 novembre.

1965. Après le soulèvement de Casablanca – réprimé dans le sang par le général Oufkir –, en mars, l’état d’urgence est décrété. Le roi est doté des pleins pouvoirs. Ben Barka est assassiné à Paris le 29 octobre.

1969. L’Espagne rétrocède au Maroc l’enclave d’Ifni le 30 juin.

1971. Tentative de coup d’Etat au palais de Skhrirat, le 10 juillet (près de 100 morts). Ses instigateurs, dont les généraux Ababou et Medbouh, sont exécutés.

1972. Adoption de la troisième Constitution en mars, dont une partie sera suspendue en avril (report des élections législatives). Deuxième tentative de coup d’Etat militaire, le 16 août, menée par le général Oufkir, qui est tué le lendemain.

1973. Interdiction, en janvier, de l’Union nationale des étudiants marocains (UNEM), principal syndicat étudiant. Restriction du code des libertés publiques en avril. Création, le 10 mai, du Front Polisario (Front populaire pour la libération de la Saguia El-Hamra et du Río de Oro) au Sahara occidental. En août, le Maroc récupère la totalité des terres coloniales.

1974. En juin, le cheikh Abdessalam Yacine publie une lettre ouverte au roi intitulée : « L’islam ou le déluge ». Il est aussitôt arrêté. La revendication marocaine sur le Sahara occidental est portée en septembre devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye : crise entre l’Algérie et le Maroc. Arrestations de nombreux opposants au régime, dont Abraham Serfaty et Abdellatif Zeroual.

1975. Lancement, le 6 novembre, de la « marche verte » pour le Sahara occidental à l’initiative de Hassan II. L’accord tripartite signé à Madrid entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre, consacre le partage du territoire entre le Maroc et la Mauritanie. Assassinat, en décembre, du leader de gauche Omar Benjelloun par un commando islamiste.

1976. Violents affrontements, au début de l’année, entre les troupes marocaines et algériennes à Amgalla (Sahara occidental). Le 27 février, le Front Polisario proclame la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Tindouf (Algérie). Le 7 mars, rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie.

1977. Tenue des premières élections législatives, en juin, depuis l’adoption de la troisième Constitution. L’Istiqlal entre au nouveau gouvernement dirigé par Ahmed Osman, chef du Rassemblement national des indépendants (RNI) et beau-frère de Hassan II.

1979. Driss Basri est nommé ministre de l’intérieur en mars. En août, la Mauritanie se retire du sud du Sahara occidental en vertu d’un accord de paix signé avec le Front Polisario. L’armée marocaine se déploie aussitôt sur la totalité du territoire.

1980. Le Maroc commence la construction de « murs de protection » au Sahara occidental. A Fès, des incidents entre islamistes et forces de l’ordre, le 9 juin, font plusieurs victimes et conduisent à de nombreuses arrestations.

1981. Des manifestations populaires contre la hausse des prix des denrées de base, en juin, sont durement réprimées par les autorités (plusieurs centaines de morts à Casablanca). Le 27 juin, Hassan II accepte le droit à l’autodétermination des Sahraouis et propose l’organisation d’un référendum « confirmatif ».

1982. La RASD est admise à l’Organisation de l’unité africaine (OUA), dont le Maroc se retirera deux ans plus tard.

1984. Les « émeutes du pain », en janvier, qui secouent Marrakech et le nord du pays, font des centaines de morts. Vague d’arrestations dans les milieux contestataires.

1986. Rencontre à Ifrane entre Hassan II et le premier ministre israélien Shimon Pérès (22-23 juillet).

1988. Rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie le 6 mai. En août, le Maroc et le Front Polisario acceptent un plan des Nations unies prévoyant un cessez-le-feu et la tenue d’un référendum d’autodétermination.

1989. Création, le 17 février, de l’Union du Maghreb arabe (UMA), qui rassemble le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Mauritanie et la Libye. Le cheikh Yacine est placé en résidence surveillée en décembre, et le mouvement Justice et bienfaisance est dissous.

1990. Le Maroc se range aux côtés de la force multinationale envoyée dans le Golfe, en août, malgré le soutien de la population à l’Irak. Grève générale, en décembre, à l’appel des organisations syndicales, accompagnée de violentes émeutes dans plusieurs villes du pays (Tanger, Fès, Kenitra). Crise diplomatique, en novembre, entre Paris et Rabat après la publication du livre de Gilles Perrault, Notre ami le roi, qui dénonce les violations systématiques des droits humains par le régime marocain.

1991. Plus de 300 000 personnes manifestent à Rabat, le 3 février, leur soutien au peuple irakien. Au Sahara occidental, un cessez-le-feu est proclamé en septembre sous l’égide des Nations unies. Ce même mois, Abraham Serfaty est libéré de prison et expulsé du pays ; le bagne de Tazmamart est fermé et ses détenus transférés dans d’autres prisons du royaume.

1992. Hassan II présente en août un projet de réforme constitutionnelle destinée à « démocratiser » le régime. La réforme est approuvée par référendum le 4 septembre.

1993. Elections législatives en juin. L’opposition, menée par l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Istiqlal, refuse de participer au gouvernement.
1994. Affrontements entre forces de l’ordre et étudiants, de janvier à mars, dans les universités de Fès et Casablanca. Le 24 août, deux touristes espagnols sont tués au cours d’une attaque terroriste à Marrakech.

1996. Adoption, le 13 septembre, d’une nouvelle réforme constitutionnelle, qui institue notamment une Chambre des conseillers – à côté de la Chambre des représentants – et renforce les prérogatives du roi.

1998. M. Abderrahmane Youssoufi, secrétaire général de l’USFP, est nommé premier ministre d’un gouvernement d’alternance le 4 février. Driss Basri est maintenu à l’intérieur.

1999. Décès de Hassan II le 23 juillet. Son fils Mohammed VI est intronisé le 30. Dans un discours, le nouveau roi évoque « les disparus et les victimes d’arrestations arbitraires ». Abraham Serfaty est autorisé à rentrer d’exil en septembre. La famille Ben Barka regagne le Maroc deux mois plus tard, après trentesix ans d’absence. Les émeutes qui éclatent à El-Ayoun, au Sahara occidental, sont durement réprimées. Driss Basri est limogé le 9 novembre.

2000. Partisans et adversaires de la réforme prévue du code de la famille défilent le 12 mars, les uns à Rabat, les autres à Casablanca. Le texte sera finalement retiré.

2001. Visite royale au Sahara occidental le 1er novembre.

2002. Une manifestation de soutien à la Palestine rassemble plus d’un million de personnes à Rabat le 7 avril. En juillet, crise hispano-marocaine au sujet de l’îlot Peregil/Leïla, situé à 200 mètres des côtes du Maroc. Les deux pays normaliseront leurs relations six mois plus tard. Les élections législatives du 27 septembre voient l’accession de 35 femmes au Parlement, tandis que les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD), avec 41 sièges, deviennent la première force d’opposition du pays. M. Youssoufi est remplacé par M. Driss Jettou, qui n’appartient à aucun parti.

2003. Le 16 mai, des attentats terroristes font 45 morts à Casablanca, dont les 12 kamikazes. Le Parlement adopte le 28 mai une loi antiterroriste. Le roi annonce la « fin de l’ère du laxisme ». Dix peines de mort sont prononcées le 11 juillet contre des membres de la Salafia Jihadia, impliquée dans les attentats. Une centaine d’autres sont condamnés en août et en septembre.

2004. Le 7 janvier, le roi accorde la grâce à 33 prisonniers politiques, dont le journaliste Ali Lmrabet, et annonce la création de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de recueillir les témoignages des victimes des « années de plomb ». Le 16, les députés adoptent à l’unanimité l’égalité juridique entre hommes et femmes. Le 22 juin, l’envoyé spécial des Nations unies au Sahara occidental, M. James Baker, démissionne. Rabat se prononce pour une solution « définitive et globale fondée sur une large autonomie ».

2005. Signature d’un accord de libre-échange États-Unis/Maroc pour 2012. Remise au roi du rapport final de l’IER. 9 779 victimes doivent être indemnisées.

2006. Cinquantenaire de l’indépendance. Remise du rapport Belfqih. Sixième congrès du PJD, Abdelillah Benkirane élu secrétaire général. Affaire Bin Louidane, lutte contre les mafias de la drogue (des dizaines de hauts gradés poursuivis).

2007. Mobilisation publique en faveur du plan d’autonomie du Sahara présenté à l’ONU. Élections législatives. Participation à 37 %. Istiqlâl premier parti en sièges, PJD premier parti en voix. Abbas El Fassi, secrétaire général de l’Istiqlâl, nommé Premier ministre.

2008. Répression des émeutes de Sidi Ifni.

2009. Congrès constitutif du PAM (Parti authenticité et modernité) de Fouad Ali El Himma (numéro deux du régime). Rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Sortie inédite en France d’un essai critique du régime par Ali Amar, journaliste marocain (Le Journal hebdomadaire). Élections communales générales. Victoire nominale du PAM. Crise internationale à propos de l’indépendantiste maroco-sahraouie Aminatou Haidar.

2010. Disparition du Journal hebdomadaire (1997-2010) symbole de la transition. Exil de ses journalistes. Événements de Laâyoune au Sahara au campement de Gdim Izik qui font au moins treize morts, dont onze f» 2011. Manifestations populaires dans cinquante villes du pays et naissance du mouvement de contestation éponyme. Discours du roi à la nation et annonce d’une réforme constitutionnelle et d’élections anticipées. Attentat au café Argana à Marrakech, qui fait dix-sept morts. Le roi annonce dans un discours l’officialisation à venir de la langue tamazight au Maroc, un précédent au Maghreb. Référendum constitutionnel remporté à 98 %. Élections législatives anticipées, victoire du PJD.

2012. Nomination du gouvernement Benkirane (trentième gouvernent du Maroc indépendant, trente et un ministres dont une femme). Le roi inaugure l’usine Renault-Nissan de Tanger Med. L’accord de libre-échange Maroc/Union européenne est pleinement en vigueur ; le déficit extérieur a triplé en quinze ans. Mort du cheikh Yassine d’Al Adl Wal Ihssane.

2013. Crise diplomatique États-Unis/Maroc au sujet du mandat de la Minurso au Sahara et de l’envoyé spécial de l’ONU Christopher Ross. L’AMDH dénombre dans un rapport 317 prisonniers politiques au Maroc.

2014. Le mystérieux Chris Coleman déclenche sur Twitter un « Wikileaks » à la marocaine en diffusant des documents confidentiels.

2015. Crise diplomatique France/Maroc. Longue tournée en Afrique subsaharienne du roi. Après l’aviation au printemps, intervention militaire marocaine au Yémen au sol en soutien à l’Arabie saoudite. Élections régionales et communales, victoire du PJD à 25 % suivi du PAM à 19 %. Annonce par le roi en Conseil des ministres d’une marche arrière dans l’arabisation, première grande réforme scolaire.

2016. Crise diplomatique entre le Maroc et le secrétaire général de l’ONU sur le Sahara. Élections législatives.

ACHOURA

Achoura, trait d’union
entre judaïsme et islam

Par Kamel Meziti*
Rédigé par Kamel Meziti | Vendredi 23 Novembre 2012
De nombreux musulmans effectuent le jeûne d’Achoura, suivant en cela la Tradition prophétique. Celle-ci enjoint les croyants à ne manger ni boire durant les 9e et 10e jours du mois lunaire de muharram, perpétuant ainsi symboliquement « le jeûne des prophètes ».
‘Ashura (1) (littéralement « dix », en arabe), ou Achoura, est célébrée le 10e jour de Muharram (premier mois du calendrier musulman).

Il s’agit d’une fête islamique qui, tout en étant antérieure à l’islam dans les différents récits qu’elle commémore, lui est intrinsèquement liée. C’est ce qui explique sa célébration par le Prophète, qui lui a conféré une solide base de légitimation comme en témoignent les nombreuses sources scripturaires.
Ce que commémore l’Achoura est variable, selon les hadiths pris en compte : l’expiation d’Adam et Ève, après leur « chute » sur Terre aurait aussi eu lieu ce jour ainsi que l’accostage de l’arche de Noé (Nûh) ; le salut d’Abraham (Ibrahim) sauvé du feu de Nemrod ou encore celui de Jonas (Yûnus) sauvé des entrailles de la baleine… Autant d’épisodes prophétiques qui auraient eu lieu en ce jour.
Pour autant, l’une des explications authentifiées, corroborant l’importance de cette fête, sur la base des sources scripturaires islamiques, tient à la nature même d’Achoura, considérée, à juste titre comme un trait d’union entre le judaïsme et l’islam.
En effet, selon la Sunna (Tradition prophétique), le Prophète Muhammad, en 622, va à la rencontre des juifs de Médine le jour du Yom Kippour, fête de l’expiation durant laquelle ils jeûnent.
Lorsqu’il leur en demande la raison, ces derniers répondent qu’il s’agit de commémorer « le jour où Dieu donna la victoire à Moïse et aux fils d’Israël sur Pharaon et ses hommes ». Se réclamant des anciens prophètes bibliques, Muhammad affirme être « plus en droit » de jeûner ce jour. Dès lors, le Prophète ordonne aux musulmans d’observer le jeûne ce jour-là, lesquels ne saisissent pas immédiatement pourquoi ils doivent perpétuer cette tradition juive. Le Prophète leur répond alors humblement qu’il considère Moïse comme « plus proche » d’eux, intégrant ainsi Achoura dans la sacralité de l’islam.
Un an plus tard, pour confirmer sa filiation spirituelle à la tradition de Moïse, le Prophète Muhammad recommande aux musulmans de jeûner deux jours, les 9e et 10e jours du mois de Muharram qui marquent Achoura pour éviter que soient confondues les fêtes musulmane et juive.
Dans son affirmation d’être « plus en droit de jeûner ce jour là que les juifs », Muhammad s’inscrit dans la lignée des anciens prophètes bibliques, démontrant clairement l’importance de la continuation prophétique dans la mission dont il se réclame (2).
Notons au passage que le jeûne d’Achoura devient surérogatoire avec l’institutionnalisation du jeûne du mois de Ramadhan en l’an 2 de l’Hégire (624). Il est à préciser toutefois que le mois de Muharram est l’un des quatre mois sacrés de l’islam, où les musulmans sont encouragés à observer des jeûnes volontaires (les autres étant : Rajab, Dhul Qa’dah, et Dhul Hijjah).
L’importance du jeûne d’Achoura, même s’il demeure recommandé est attesté par la Tradition islamique dans un célèbre hadith :
« Quant au jeûne du jour de ‘Ashura, j’espère qu’Allah l’acceptera en tant qu’expiation pour l’année qui l’a précédé. » (Sahih Muslim)
La spécificité d’Achoura tient au fait qu’elle a souvent été qualifiée de « journée entre joie et douleur », selon l’approche sunnite ou chiite.
Source : https://goo.gl/yZajDb

ISLAM, C’EST AUSSI NOTRE HISTOIRE!

Cher professeur,

Après « L’Europe, c’est notre histoire ! », « L’Amérique, c’est aussi notre histoire ! » et « 14-18, c’est aussi notre histoire ! », Tempora et le Musée de l’Europe sont heureux de vous annoncer l’ouverture prochaine, à Bruxelles, de l’exposition « L’Islam, c’est aussi notre histoire ! ».

Ce n’est pas une œuvre de circonstance. Inscrite au programme du Musée de l’Europe depuis son origine en 1998, l’actualité n’a fait que nous conforter dans le sentiment de son utilité, voire de son urgence. Quoi de plus impératif aujourd’hui, en effet, à rebours des préjugés, des violences et de peur collective, que de montrer l’imbrication au cours de siècles de ces deux civilisations sur le sol européen, la manière dont elles se sont enrichies mutuellement, leurs points de convergence et de rupture, la photographie, en un mot, de leurs relations multiséculaires ? Oui, cette exposition se veut un outil pédagogique et citoyen.

Cela dit, un outil pédagogique et citoyen doit prêter attention à vulgariser les informations délivrées tout en offrant un panorama historique de cette rencontre entre civilisations. Aussi bien, nous avons mobilisé toutes les ressources de la muséographie moderne – œuvres d’art et objets du quotidien, interactifs et installations scénographiques – pour parler aussi bien à l’intelligence des visiteurs qu’à leur émotion, à leur curiosité comme à leur sens ludique.

Bien entendu, nous ne songeons pas à raconter 13 siècles d’histoire des relations entre l’Europe et l’Islam. L’exposition est bâtie autour de la notion d’héritages – héritages arabe, ottoman et colonial – avant d’aborder dans un dernier espace la situation de l’Islam d’Europe aujourd’hui. Du VIIe au Xe siècle, de la conquête musulmane de l’Espagne aux aléas de l’intégration à l’ouest du continent et aux affres de la guerre ethnique à l’est, de la Cordoue médiévale à Bruxelles aujourd’hui, l’exposition entraîne les visiteurs à travers les lieux emblématiques de la rencontre de l’Islam avec l’Europe et explore les traces de leurs contacts dans les mentalités, dans les œuvres de l’esprit et dans la civilisation matérielle, dans le paysage urbain.

Dans un projet pareil, les professeurs sont des partenaires naturels. Chacun, dans sa matière  d’enseignement et milieu scolaire propres, doit pouvoir trouver l’angle de visite correspondant à ses démarches pédagogiques.

Ne tardez pas à réserver une visite avec vos classes. De plus, il vous est possible de réserver  gratuitement un espace afin de débattre avec vos élèves. Pour plus d’informations : www.expo-islam.be.

Avec toute notre amitié,

L’équipe de Tempora/Musée de l’Europe
EXPO
ISLAM, C’EST AUSSI NOTRE HISTOIRE! 15.09.17 – 21.01.18 1000 BRUXELLES ESPACE VANDERBORGHT http://www.expo-islam.be
FOLLOW & LIKE US TEMPORA-EXPO
POINTS FORTS

– Dispositifs multimédia innovants ; – Espace disponible gratuitement pour débats après la visite ; – Dossier pédagogique (téléchargeable sur notre site internet) ; – Lieu de convivialité avec espace pique-nique (gratuit moyennant une consommation sur place)

JOURNEES PROFS

Venez découvrir l’exposition pendant nos journées portes ouvertes pour le corps enseignant.

– Samedi 16 septembre à 10h30, 11h30, 13h30 et 14h30 – Mercredi 20 septembre à 13h30, 14h30 et 15h30 – Samedi 23 septembre à 10h30, 11h30, 13h30 et 14h30

Inscription obligatoire par e-mail info@expo-islam.be ou par téléphone : +32(0)2/549 60 49 Gratuit pour les enseignants pendant les journées profs et 6,50€ pour les accompagnants.
Une réduction est accordée aux bénéficiaires de la Carte PROF en dehors des journées professeurs : 11€ au lieu de 13,50€.

TARIFS EXPOSITION

École : 6,50€/élève (1 accompagnateur gratuit par 15 élèves) B-excursions (billet de train + entrée à l’exposition)
Surfez sur www.letrain.be

L’Espace Vanderborght (à 400m de la Gare Centrale)
Rue de l’Ecuyer 50 – 1000 Bruxelles

VISITES GUIDÉES

– 80€/guide pour 1h30 de visite – 20 personnes maximum par guide – Uniquement sur réservation (10 jours ouvrables avant la visite)

Plus d’infos : www.expo-islam.be